{"id":403,"date":"2010-08-18T00:19:58","date_gmt":"2010-08-18T00:19:58","guid":{"rendered":"http:\/\/www.yvesalavo.ca\/?p=403"},"modified":"2010-08-18T00:19:58","modified_gmt":"2010-08-18T00:19:58","slug":"dobet-gnahore-feline-diva","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.yvesalavo.ca\/?p=403","title":{"rendered":"DOBET GNAHOR\u00c9, F\u00c9LINE DIVA"},"content":{"rendered":"<p>Elle est v\u00eatue d\u2019un ensemble  con\u00e7u pour elle, pantalon ample d\u2019acrobate, haut en bogolan malien, aux  volants unis noirs agr\u00e9ment\u00e9s de bijoux en cuivre et m\u00e9taux ocre,  rouges, en guise de ceinture, comme un collier de taille. Chaussures de  f\u00e9e, souples, noires, \u00e9l\u00e9gantes et pratiques aux pointes fines car elle  danse avec une telle agilit\u00e9, en sauts et bondissements semblable `une  tigresse de Bengale. Dobet Gnahor\u00e9 chante  d\u2019une voix chaude, ample, riche, velout\u00e9e et, pour son jeune \u00e2ge (26  ans), elle vibre d\u2019un timbre d\u2019une maturit\u00e9 si dense, qu\u2019elle ajoute  m\u00eame \u00e0 son allure conqu\u00e9rante, l\u2019aura d\u2019une diva dans la majest\u00e9 de  l\u2019expression. Telle est la myst\u00e9rieuse fibre dont est constitu\u00e9e cette  artiste panafricaine qui allume un feu sacr\u00e9 sur son passage. Les propos  r\u00e9sum\u00e9s dans le quotidien Le Monde, en 2007, <em>\u00ab Bouillonnante,  regard habit\u00e9, timbre persuasif, corps poss\u00e9d\u00e9 par le rythme: Dobet  Gnahor\u00e9, 24 ans, poss\u00e8de sur sc\u00e8ne une pr\u00e9sence conqu\u00e9rante. \u00bb <\/em>.  Apr\u00e8s <em>Ano Neko<\/em>, un premier album remarqu\u00e9 en 2004, c\u2019est le 8  septembre dernier (2007), pour la toute premi\u00e8re fois au Canada, au Kola  Note, que la jeune chanteuse ivoirienne pr\u00e9sentait son deuxi\u00e8me album, <em>Na  Afriki<\/em>. Avec une formation panafricaine compos\u00e9e d\u2019un tunisien \u00e0  la basse, d\u2019un ivoirien aux percussions, d\u2019un sud-africain aux voix, et  de Colin Laroche de F\u00e9line, son \u00e9poux fran\u00e7ais \u00e0 la guitare, le  spectacle de Dobet recevait du public impatient de l\u2019\u00e9couter, un accueil  plus chaleureux que jamais! Cette fois elle est pr\u00e9sente avec Colin  Laroche de F\u00e9line, son \u00e9poux fran\u00e7ais \u00e0 la guitare, Hamid Gribi,  d\u2019origine tunisienne \u00e0 la basse et aux voix, il chante si superbement  aussi en solo certains morceaux qui enchantent le public et le  percussionniste ivoirien dont le style \u00e0 la batterie ravit tout le  monde.<\/p>\n<p>Ce  mardi 8 juillet 2008 (8-7-8), le Kola Note est en extase face \u00e0 ce  quatuor d\u2019artistes hors pair sur sc\u00e8ne. Quel son, quelle coordination,  des voix riches en soutien et en coop\u00e9ration harmonique sublime. Une  d\u00e9monstration de haut niveau du g\u00e9nie des muses africaines : chant  profond, enracin\u00e9 dans les traditions. Lorsque Dobet chante en bambara,  en mina, en lingala, en baoul\u00e9, en malink\u00e9, en b\u00e9t\u00e9, en wolof, en fon et  en fran\u00e7ais; lorsque d\u2019une \u00e9poustouflante dext\u00e9rit\u00e9 elle passe de la  sanza au hudu, du balafon aux bongos, ou de la calebasse au djemb\u00e9; et  lorsqu\u2019elle s\u2019ex\u00e9cute sur ses m\u00e9lodies mandingues, ses ballades  s\u00e9n\u00e9galaises, ses cadences b\u00e9t\u00e9s, son ziglibiti ivoirien, son bikutsi  camerounais, sa rumba congolaise, son highlife ghan\u00e9en, ses ch\u0153urs  zoulous ou pygm\u00e9es; sur tous ces rythmes traditionnels africains  r\u00e9invent\u00e9s et voil\u00e9s de jazz, de bossa-nova, de funk, de rock et de  rap-jazz, c\u2019est son \u00eatre tout entier de panafricaine convaincue qui  prend feu. Dobet est l\u2019ambassadrice atypique d\u2019une nouvelle g\u00e9n\u00e9ration  de stars dont le souffle puissant, et l\u2019\u00e9nergie muscl\u00e9e, avec la musique  dans le sang, capable d\u2019enflammer toutes les sc\u00e8nes. Elle nous fait  aussi go\u00fbter \u00e0 des moments d\u2019intense intimit\u00e9 qui nous emportent aux  confins de ses sentiments. C\u2019est au plus profond du sol et de son \u00e2me,  qu\u2019elle semble puiser cette force incroyable et attachante. Une force  peu commune qu\u2019elle propage autour d\u2019elle et qui atteint le public au  point qu\u2019il ne puisse r\u00e9sister. Tous, en transe, nous finissons par nous  lever, en frappant dans nos mains, en dansant avec elle\u2026 Ivresse d\u2019un  instant \u00e0 ne pas manquer! \u00c9changes avec le public, mots du c\u0153ur et  m\u00e9lodies o\u00f9 sont \u00e9voqu\u00e9s les \u00ab pillage \u00bb, \u00ab la m\u00e8re Afrique \u00bb, \u00ab la m\u00e8re  \u00e9motive et affective \u00bb, \u00ab l\u2019or du continent \u00bb, \u00ab les politiciens  fossoyeurs et profiteurs \u00bb, les compositions se succ\u00e8dent, deux sets de  cinquante minutes. Une soir\u00e9e qui file tant l\u2019enchantement est constant.  Danses de tous les exploits, sauts dans l\u2019espace et travers\u00e9es des  cultes et des cultures. Dobet est reine souple, unique et sans cesse  renouvel\u00e9e. Style de gr\u00e2ce et d\u2019\u00e9nergie, souvent loin de la f\u00e9minit\u00e9,  mais affirm\u00e9 dans la force expressive qui transcende les genres. Pour  nous confirmer sa perspective, elle nous confie : <em>\u00ab Je ne suis ni  fran\u00e7aise, ni anglaise, ni m\u00eame ivoirienne. Je suis africaine et m\u00e9tisse  de toute fa\u00e7on ! Ma m\u00e8re est ghan\u00e9enne, mon p\u00e8re ivoirien. <\/em><em>J\u2019ai grandi dans un village panafricain. \u00bb<\/em>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Elle est v\u00eatue d\u2019un ensemble con\u00e7u pour elle, pantalon ample d\u2019acrobate, haut en bogolan malien, aux volants unis noirs agr\u00e9ment\u00e9s de bijoux en cuivre et m\u00e9taux ocre, rouges, en guise de ceinture, comme un collier de taille. 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