{"id":50,"date":"2010-08-09T13:05:42","date_gmt":"2010-08-09T13:05:42","guid":{"rendered":"http:\/\/www.yvesalavo.ca\/?p=50"},"modified":"2010-08-09T13:05:42","modified_gmt":"2010-08-09T13:05:42","slug":"le-film-l%e2%80%99absence-de-mama-keita-a-voir-absolument","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.yvesalavo.ca\/?p=50","title":{"rendered":"LE FILM \u00ab\u00a0L\u2019ABSENCE\u00a0\u00bb DE MAMA KEITA \u00c0 VOIR ABSOLUMENT"},"content":{"rendered":"<p>LE FILM \u00ab\u00a0L\u2019ABSENCE\u00a0\u00bb DE MAMA KEITA \u00c0 VOIR ABSOLUMENT<\/p>\n<p>Vendredi 24 avril au Cin\u00e9ma  Beaubien, 2396 rue Beaubien Est, passe \u00e0 20 h 30, salle 2, dans la cadre  du Festival Vues d\u2019Afrique-PANAFRICA INTERNATIONAL, le film L\u2019ABSENCE\u00a0  du r\u00e9alisateur et auteur MAMA KEITA.<\/p>\n<p>Allez vite le voir.\u00a0 C\u2019est le film a  remport\u00e9 le Premier Prix pour la qualit\u00e9 exceptionnelle du sc\u00e9nario au  FESPACO (Ouagadougou 2009).\u00a0 En 81 minutes, vous allez vivre, avec les  photos les plus expressives, une situation riche en actions et en  questions gr\u00e2ce aux personnages d\u2019une humanit\u00e9 forte.\u00a0 Nous sommes  captiv\u00e9s de la premi\u00e8re \u00e0 la derni\u00e8re minute.\u00a0\u00a0 Nous sommes conquis par  la psychologie des \u00eatres qui partagent leurs angoisses, des personnes  qui livrent leurs aspirations les plus intimes, qui vivent avec nous  leur qu\u00eate d\u2019amour, leur besoin de reconnaissance, leur soif de  communication et leur volont\u00e9 d\u2019affirmation de leur totalit\u00e9  existentielle.\u00a0 Plus qu\u2019un appel \u00e0 celles et \u00e0 ceux qui choisissent  l\u2019exil et l\u2019apport de talents remarquables aux \u00e9conomies, aux soci\u00e9t\u00e9s  et aux institutions des pays (du Nord) o\u00f9 ils cr\u00e9ent et o\u00f9 ils\u00a0  d\u00e9veloppent un savoir faire et des vertus humaines au d\u00e9triment des pays  d\u2019origine (du Sud) o\u00f9 elles et ils sont n\u00e9s, ce film nous pr\u00e9sente un  portrait cru et sans complaisance de cet \u00e9tat de r\u00e9alit\u00e9 complexe et  multidimensionnelle.<\/p>\n<p>Mama Keita met \u00e0 notre disposition  une oeuvre d\u2019une qualit\u00e9 sc\u00e9nique exquise et sophistiqu\u00e9e, un film  construit avec une ma\u00eetrise dos\u00e9e et intelligente de la dur\u00e9e, avec une  connaissance pr\u00e9cise des ressorts et des moteurs de la vie sociale, de  la dynamique politique et des profondeurs spirituelles des humains.\u00a0  L\u2019auteur et sc\u00e9nariste de g\u00e9nie organise un univers, lui insuffle une  \u00e9nergie faite de la tension qui jaillit des caract\u00e8res de chaque  personnage dans l\u2019interaction dans laquelle il a d\u00e9cid\u00e9 de les mouvoir.<\/p>\n<p>Direction d\u2019acteurs sup\u00e9rieure,  th\u00e9matiques harmonis\u00e9es et une mise en sc\u00e8ne m\u00e9ticuleuse.\u00a0 Chaque  segment du film est scrut\u00e9, chaque effet spatial est calibr\u00e9 en fonction  d\u2019une trame que Mama Keita place avec l\u2019agilit\u00e9 et l\u2019assurance que des  ann\u00e9es de travail lui ont donn\u00e9.\u00a0 Il a mis \u00e0 l\u2019\u00e9preuve un capital  d\u2019\u00e9coute et son immense puissance d\u2019adaptation et de compr\u00e9hension des  tissus qui font les humains dans leur complexit\u00e9; cela lui vaut de  r\u00e9ussir l\u00e0 o\u00f9 une poign\u00e9e de grands de l\u2019art cin\u00e9matographique acc\u00e8dent :  la cr\u00e9ation d\u2019un monde authentique et cr\u00e9dible<\/p>\n<p>MAMA KEITA<\/p>\n<p>Notes biographiques sommaires<\/p>\n<p>N\u00e9 \u00e0 Dakar en 1956.<\/p>\n<p>R\u00e9alisateur vietnamo guin\u00e9en, Mama  Ke\u00efta poss\u00e8de la double nationalit\u00e9 franco-guin\u00e9enne. Apr\u00e8s des \u00e9tudes  de droit \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Paris I, il devient sc\u00e9nariste.\u00a0 Il d\u00e9bute sa  carri\u00e8re de r\u00e9alisateur en 1981 et tourne 5 court m\u00e9trages puis, en  1990 <em>Ragazzi<\/em> et <em>Le 11\u00e8me commandement <\/em>en 1997.<\/p>\n<p>En 1998, il r\u00e9alise le documentaire  <em>David Achkar, une \u00e9toile filante<\/em>, un hommage \u00e0 son ami  r\u00e9alisateur m\u00ealant archives, textes et photos.\u00a0 Son dernier film, <em>Le  fleuve<\/em>, est n\u00e9 d\u2019un projet originel de David Achkar.\u00a0 En 1998,  David Achkar qui s\u2019appr\u00eatait \u00e0 tourner <em>Le Fleuve<\/em>, meurt d\u2019une  leuc\u00e9mie. Il fait promettre \u00e0 son ami, Mama Ke\u00efta de faire ce film \u00e0 sa  place. Le cin\u00e9aste qui ne conna\u00eet pas l\u2019Afrique de l\u2019int\u00e9rieur et doit  s\u2019approprier le film de David Achkar et le faire sien. Il entame alors  un voyage initiatique de Dakar \u00e0 Conakry.<\/p>\n<p><em>Le Fleuve<\/em>, son long-m\u00e9trage r\u00e9alis\u00e9 en 2002, re\u00e7oit le Prix de la  Presse au Festival du film de Paris, 2003.<\/p>\n<p>Il signe <em>Le Sourire du Serpent<\/em>,  r\u00e9alis\u00e9 en 2006, en comp\u00e9tition au FESPACO 2007.<\/p>\n<p>En 2009, il sort <em>L\u2019ABSENCE<\/em> s\u00e9lectionn\u00e9 au Festival de Rotterdam (Hollande) et dans la comp\u00e9tition  officielle du Fespaco 2009 (Burkina Faso) o\u00f9 il remporte le Prix du  sc\u00e9nario.<\/p>\n<p>Une critique de TOUKI MONTR\u00c9AL<\/p>\n<p>Dakar, de nos jours. Un taxi jaune  et noir se gare dans une cour. En descend un jeune homme, muni pour seul  bagage d\u2019une valise. Il sonne \u00e0 une porte de jardin. Adama,  polytechnicien de formation rentre chez lui, apr\u00e8s 15 ans d\u2019\u00e9tudes  pass\u00e9s en France\u2026<\/p>\n<p>L\u2019absence, c\u2019est celle d\u2019Adama aux  siens : sa grand-m\u00e8re, sa cadette A\u00efcha, son ami d\u2019enfance Djibril. 15  ans de silence, de quasi-indiff\u00e9rence puis ce retour f\u00eat\u00e9 dans la joie  de la grand-m\u00e8re et les larmes d\u2019A\u00efcha. Or, tr\u00e8s vite, la pr\u00e9sence d\u2019  Adama dans la maison met \u00e0 jour l\u2019\u00e9tat de d\u00e9composition dans lequel se  trouve la famille Diop. A l\u2019image d\u2019 A\u00efcha qui se prostitue par d\u00e9pit et  par col\u00e8re envers elle-m\u00eame, la famille se d\u00e9sagr\u00e8ge, et Adama se sent  pour la premi\u00e8re fois de sa vie impuissant.<\/p>\n<p>Tout comme cette s\u0153ur qu\u2019il lui est  devenu impossible d\u2019aider, il y a son pays, le S\u00e9n\u00e9gal, auquel il  manque cruellement. \u00ab Tu es au premi\u00e8res loges pour assister \u00e0 l\u2019agonie  de tout un peuple, le tien \u00bb, lui crie son ancien professeur avant de le  cong\u00e9dier, car Adama vient de lui avouer qu\u2019il ne resterait pas  travailler au pays. Des dialogues \u00e2pres, durs mais riches de sens pour  d\u00e9noncer le ph\u00e9nom\u00e8ne de la fuite des cerveaux.<\/p>\n<p>Des rues mal fam\u00e9es de Dakar aux  sc\u00e8nes de violence \u00e0 la maison, dans des clubs ou des chambres d\u2019h\u00f4tel,  L\u2019absence, par son jeu d\u2019acteurs et ses dialogues crus, est un film qui  nous empoigne et nous oblige \u00e0 faire face \u00e0 des r\u00e9alit\u00e9s qu\u2019on aimerait  bien pouvoir ne pas voir.<\/p>\n<p>Au fond, pour Adama, son pays et sa  s\u0153ur A\u00efcha rel\u00e8vent d\u2019une m\u00eame qu\u00eate. Il lui faut porter secours \u00e0 l\u2019un  et \u00e0 l\u2019autre mais sa marge de man\u0153uvre n\u2019est pas bien grande. Tel un  h\u00e9ros des trag\u00e9dies grecques faisant face \u00e0 des forces qui le d\u00e9passent,  Adama subira alors un choix qui n\u2019est pas sien.<\/p>\n<p>L\u2019Absence de Mama Ke\u00efta<\/p>\n<p>Prix du meilleur sc\u00e9nario, Fespaco  2009<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>LE FILM \u00ab\u00a0L\u2019ABSENCE\u00a0\u00bb DE MAMA KEITA \u00c0 VOIR ABSOLUMENT Vendredi 24 avril au Cin\u00e9ma Beaubien, 2396 rue Beaubien Est, passe \u00e0 20 h 30, salle 2, dans la cadre du Festival Vues d\u2019Afrique-PANAFRICA INTERNATIONAL, le film L\u2019ABSENCE\u00a0 du r\u00e9alisateur et auteur MAMA KEITA. 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