{"id":419,"date":"2010-08-18T00:30:53","date_gmt":"2010-08-18T00:30:53","guid":{"rendered":"http:\/\/www.yvesalavo.ca\/?p=419"},"modified":"2010-08-18T00:30:53","modified_gmt":"2010-08-18T00:30:53","slug":"zal-idrissa-sissokho-virtuose-de-la-kora","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.yvesalavo.ca\/?p=419","title":{"rendered":"ZAL IDRISSA SISSOKHO : VIRTUOSE DE LA KORA"},"content":{"rendered":"<p>Zal Idrissa Sissokho  est devenu depuis 2007, apr\u00e8s la mort \u00e0  l\u2019\u00e2ge de 80 ans du Djeli  Boubacar Diabat\u00e9, LE sp\u00e9cialiste de la  harpe-luth africaine, de la  kora, instrument-t\u00e9moin de la civilisation  mandingue, Zal Idrissa  Sissoko est devenu le plus en vue sur le  continent canadien et  l\u2019h\u00e9ritier de fait et de droit en la mati\u00e8re.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.reussirici.com\/20080211151\/Reussir-TV\/zoom-art-zal-idrissa-sissokho.html\">Regardez Zal  Idrissa SISSOKHO sur R\u00e9ussirTV<\/a><\/p>\n<p>Porteur et responsable  de la conservation autant que de la  diffusion du patrimoine social,  historique, musicologique et des codes  traditionnels, h\u00e9ritage des  communaut\u00e9s, nations et cultures qui ont  travers\u00e9 et marqu\u00e9 de leur  sceau des \u00e8res enti\u00e8res de civilisation en  Afrique subsaharienne  surtout, le Djeli (dans ce cas le Korafola) est \u00e0  la fois sociologue,  musicien, historien et ambassadeur l\u00e9gitime. Homme  de culture et  \u0153uvrant en solitaire ou membre d\u2019un collectif vou\u00e9 \u00e0 une  mission de  d\u00e9fense et de promotion des valeurs traditionnelles, il est,  par  essence, agent de communication sociale.<\/p>\n<p>D\u00e9tenteur des douze  clefs du mandingue, le griot, ou Djeli  (jali), pass\u00e9 ma\u00eetre dans l\u2019art  de la parole, conservateur des \u00ab secrets  plusieurs fois s\u00e9culaires \u00bb,  il est le noyau le plus expressif  (scientifique et p\u00e9dagogue) de la  dynamique globale de la \u00ab m\u00e9moire \u00bb au  sein de la soci\u00e9t\u00e9 et interpr\u00e8te  privil\u00e9gi\u00e9 du r\u00e9pertoire classique.  Nous pouvons ainsi mieux situer la  trajectoire de formation et  d\u2019apprentissage, mais encore l\u2019\u00e9thique de  cr\u00e9ation et d\u2019interpr\u00e9tation,  en un mot la place qu\u2019occupe Zal Idrissa  Sissokho dans la lign\u00e9e  historique et culturelle qui est la sienne :  d\u00e9positaire de l\u2019histoire  imp\u00e9riale, mais aussi d\u00e9clencheur des  \u00e9motions par sa ma\u00eetrise de  l\u2019instrument de musique qu\u2019est la KORA,  lib\u00e9rateur des forces affectives  et, fonction, chantre et musicien  hors-pair.<\/p>\n<p>Habit\u00e9 d\u2019une force  m\u00e9taphysique et artisan appartenant au  clan des <em>gens de  parole<\/em>,  conseiller ins\u00e9parable des rois, le <em>jali<\/em>,  selon Ousmane Huchard  Sow, Ph. D, anthropologue, mus\u00e9ologue et  musicologue de grande renomm\u00e9e,  exerce \u00ab <em>\u00e0 c\u00f4t\u00e9 de ses t\u00e2ches de  ma\u00eetre de c\u00e9r\u00e9monie \u00e0 la cour  royale, des fonctions de pr\u00e9cepteur des  princes. Le jali \u00e9tait aussi  l\u2019homme courageux, ma\u00eetre de la parole,  qui \u00e9tait l\u00e0 pendant les  exp\u00e9ditions dangereuses et sur les champs de  bataille avec son  instrument de musique, pour raviver l\u2019ardeur  guerri\u00e8re des troupes et  faire retrouver \u00e0 certains leur courage  d\u00e9faillant\u2026 Seul le jali  jouissait du privil\u00e8ge de pouvoir parler  franchement et sans d\u00e9tour au  roi, souvent avec habilet\u00e9 gr\u00e2ce \u00e0 sa  grande ma\u00eetrise du verbe, \u00e0 des  images po\u00e9tiques et des m\u00e9lodies  sensibles.<\/em> \u00bb<\/p>\n<p>Ambassadeur,  m\u00e9diateur, tel est aujourd\u2019hui, au sein de notre  vie sociale et  culturelle canadienne, qu\u00e9b\u00e9coise et montr\u00e9alaise, Zal  Idrissa  Sissokho. Pour lui, \u00ab <em>l\u2019artiste peut faire passer des  messages  parce qu\u2019il a une tribune lors des spectacles. Parce qu&rsquo;il  parle de  mani\u00e8re sensible, il a la possibilit\u00e9 de toucher les gens et de  les  faire r\u00e9fl\u00e9chir sur ce qui se passe autour d\u2019eux. Contrairement au   politicien qui a un int\u00e9r\u00eat partisan, l&rsquo;artiste est libre d&rsquo;offrir son   opinion aux spectateurs, par ses paroles et sa musique.<\/em> \u00bb<\/p>\n<p>Interrog\u00e9 sur son sens  de la communaut\u00e9 et son engagement  social et communautaire, il reste  discret.\u00a0 Nous l\u2019avions souvent vu  offrir temps, talent et se  retrousser les manches, motiver les jeunes,  mais encore prendre part  gracieusement \u00e0 des spectacles qui aident les  jeunes de la rue,  contribuent \u00e0 amasser des fonds pour des \u0153uvres de  coop\u00e9ration et  permettent aux d\u00e9crocheurs de retrouver les bancs de  l\u2019\u00e9cole. L\u2019ayant  eu \u00e0 l\u2019usure, il finit par admettre : \u00ab <em>Je participe  \u00e0 des  spectacles b\u00e9n\u00e9fices dont les causes touchent au domaine  humanitaire,  tels les jeunes musiciens du monde, les artistes contre la  faim. Comme  artiste professionnel originaire du S\u00e9n\u00e9gal, il est naturel  pour moi de  m\u2019impliquer, de donner de mon temps. Je le fais pas  seulement comme  artiste, mais comme citoyen du monde<\/em>. \u00bb<\/p>\n<p>DIGNIT\u00c9<\/p>\n<p>Une dizaine d\u2019ann\u00e9es  de participation \u00e0 notre vie culturelle  lui ont permis de collaborer  avec plusieurs artistes, professionnels  comme lui : \u00ab T<em>outes les  collaborations m&rsquo;ont marqu\u00e9. Mais  principalement celle avec Dan Bigras  pour le show du refuge. Cet homme  investit beaucoup de lui-m\u00eame pour  donner de la dignit\u00e9 aux d\u00e9munis, \u00e0  ceux qui sont dans le besoin. Et  c&rsquo;est tout \u00e0 son honneur. <\/em><em> <\/em><\/p>\n<p><em>Les causes qu&rsquo;il  d\u00e9fend sont aussi les miennes.  L&rsquo;in\u00e9galit\u00e9 sociale vient me chercher  dans le plus profond de moi-m\u00eame.  Le monde irait mieux si tous les  humains sur cette terre avaient quelque  chose \u00e0 se mettre sous la dent.<\/em> \u00bb<\/p>\n<p>Le Festival  international de Jazz de Montr\u00e9al, Les  Francofolies, le festival  M\u00e9moire et racines de Joliette, le festival  international Nuits  d\u2019Afrique, le festival des musiques du monde en plus  de jouer \u00e0 F\u00e8s au  Maroc au Festival des musiques sacr\u00e9es, \u00e0 Pratto en  Italie pour le  Festival Musiques du monde et de nombreuses tourn\u00e9es dans  l\u2019Ouest  canadien, des concerts au Qu\u00e9bec et en Ontario, deux s\u00e9jours  importants  comme musicien \u00e0 Las Vegas au c\u0153ur de la production  spectaculaire \u00ab O \u00bb  du Cirque du Soleil, une ann\u00e9e 2008 soulign\u00e9e par sa  participation au <em>Conseil  des arts de Montr\u00e9al en tourn\u00e9e<\/em>, avec  son orchestre <em>Buntalo<\/em> en plus d\u2019une douzaine de concerts dans le  r\u00e9seau des maisons ou  centres culturels sur l\u2019\u00eele de Montr\u00e9al.<\/p>\n<p>Du tonus \u00e0 en  revendre, une m\u00e9lodie qui stimule, des notes  qui perlent et vous  habitent, telle est la puissance et la gr\u00e2ce des  cr\u00e9ations de Zal  Idrissa Sissokho : rythme, sons ancestraux et cadences  actuelles, notes  magiques qui tant\u00f4t coulent, tant\u00f4t explosent, mari\u00e9es  aux autres  accents de la savane, des rivages africains et, d\u00e9sormais, de  nos  saisons nordiques. La musique de Zal, comme il se fait appeler par  ses  fans, est celle d\u2019un artiste complet, solide, s\u00e9rieux et  sympathique.  \u00c9nergie calme et assurance professionnelle, il vit, deux  fois plut\u00f4t  qu\u2019une, la joie profonde que conf\u00e8re la paternit\u00e9 ajout\u00e9e au  soutien de  sa conjointe, artiste elle aussi et m\u00e8re combl\u00e9e.<\/p>\n<p>Zal\u00a0 Idrissa Sissokho  est engag\u00e9 dans une dynamique de combat  pour plus de justice, pour une  soci\u00e9t\u00e9 qui puisse profiter au mieux des  atouts que lui procure la  diversit\u00e9 et milite, surtout, avec Diversit\u00e9  artistique Montr\u00e9al et ses  partenaires que sont Musique Multi-Montr\u00e9al,  pour enfin faire \u00e9merger  une production culturelle repr\u00e9sentative de la  diversit\u00e9 du milieu  professionnel. Il est encore plus pr\u00e9cis : \u00ab <em>Beaucoup  de projets me  travaillent particuli\u00e8rement celui de faire un  documentaire portant  sur la r\u00e9alit\u00e9 de ce que les immigrants, mais  surtout les Africains,  vivent en Occident. En ce moment, les m\u00e9dias  montrent une image  inexacte des deux continents : une Afrique pauvre,  toujours plus pauvre  et un Occident o\u00f9 tout le monde est riche. Moi,  pour avoir v\u00e9cu aux  deux endroits, je veux montrer que ce n&rsquo;est pas la  v\u00e9rit\u00e9 vraie. Pour  la reconnaissance des artistes de la diversit\u00e9, il  faudrait une plus  grande accessibilit\u00e9 aux salles de spectacle, une plus  grande pr\u00e9sence \u00e0  la t\u00e9l\u00e9 et \u00e0 la radio. Ce serait beaucoup plus facile  pour nous de se  faire conna\u00eetre. <\/em>\u00bb<\/p>\n<p>Un CD <strong><em>Silaba<\/em><\/strong>,   avec quelques titres qui sauront vous amuser :\u00a0 \u00ab spagne silaba ,,,   S\u00e9n\u00e9gal,,,\u00a0 Sanou merci \u00bb, lanc\u00e9 \u00e0 la mi-f\u00e9vrier 2008, un calendrier qui   se meuble au fil des mois, une reconnaissance m\u00e9rit\u00e9e qui ouvre une   nouvelle zone d\u2019enrichissement du patrimoine canadien, une notori\u00e9t\u00e9   croissante qui plante ses racines dans le sanctuaire de la diversit\u00e9   culturelle authentique, autant d\u2019atouts qui constituent les meilleurs   augures d\u2019un avenir ouvert et fastueux pour le virtuose canadien de la   kora.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Zal Idrissa Sissokho est devenu depuis 2007, apr\u00e8s la mort \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 80 ans du Djeli Boubacar Diabat\u00e9, LE sp\u00e9cialiste de la harpe-luth africaine, de la kora, instrument-t\u00e9moin de la civilisation mandingue, Zal Idrissa Sissoko est devenu le plus en vue sur le continent canadien et l\u2019h\u00e9ritier de fait et de droit en la [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_bbp_topic_count":0,"_bbp_reply_count":0,"_bbp_total_topic_count":0,"_bbp_total_reply_count":0,"_bbp_voice_count":0,"_bbp_anonymous_reply_count":0,"_bbp_topic_count_hidden":0,"_bbp_reply_count_hidden":0,"_bbp_forum_subforum_count":0,"_et_pb_use_builder":"","_et_pb_old_content":"","_et_gb_content_width":""},"categories":[19],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.yvesalavo.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/419"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.yvesalavo.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.yvesalavo.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.yvesalavo.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.yvesalavo.ca\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=419"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.yvesalavo.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/419\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":420,"href":"https:\/\/www.yvesalavo.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/419\/revisions\/420"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.yvesalavo.ca\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=419"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.yvesalavo.ca\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=419"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.yvesalavo.ca\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=419"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}