{"id":483,"date":"2011-01-09T22:51:57","date_gmt":"2011-01-10T02:51:57","guid":{"rendered":"http:\/\/www.yvesalavo.ca\/?p=483"},"modified":"2011-01-09T22:52:23","modified_gmt":"2011-01-10T02:52:23","slug":"sud-soudan-en-marche-vers-un-nouvel-etat","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.yvesalavo.ca\/?p=483","title":{"rendered":"Sud-Soudan en marche : Vers un nouvel \u00c9tat"},"content":{"rendered":"<p><img src=\"webkit-fake-url:\/\/0D7DC609-5AE6-4289-90F5-70683495771B\/11010916_SOUDAN+X1P1_ori.jpg.180.jpg\" alt=\"11010916_SOUDAN+X1P1_ori.jpg.180.jpg\" \/><\/p>\n<p><img src=\"webkit-fake-url:\/\/B1F26270-AEBD-40BB-8844-C6CDED90B219\/11010916_SOUDAN+X1I1_ori.jpg\" alt=\"11010916_SOUDAN+X1I1_ori.jpg\" \/><\/p>\n<p><strong>Pr\u00e8s de quatre millions de Sud-Soudanais se prononceront, \u00e0 partir du 9 janvier, pour ou contre leur ind\u00e9pendance. Un r\u00e9f\u00e9rendum ch\u00e8rement pay\u00e9 par des d\u00e9cennies de guerre qui ont fait deux millions de morts<\/strong><\/p>\n<table border=\"1\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<tbody>\n<tr>\n<td width=\"28\" valign=\"top\"><\/td>\n<td width=\"539\" valign=\"top\">Fanfare et   soldats au garde-\u00e0-vous, tapis rouge, haie d&rsquo;honneur et officiels en tenue,   la c\u00e9r\u00e9monie organis\u00e9e, mardi 4 janvier, sur l&rsquo;a\u00e9roport de Juba, principale   ville de la r\u00e9gion semi-autonome du Sud-Soudan, avait tous les atours d&rsquo;une   r\u00e9p\u00e9tition g\u00e9n\u00e9rale. Une r\u00e9p\u00e9tition avant le jour, qui n&rsquo;a jamais \u00e9t\u00e9 aussi   proche, o\u00f9 Juba, alors devenue capitale d&rsquo;un Etat souverain, accueillera des   pr\u00e9sidents \u00e9trangers.<\/p>\n<p>Mardi, le   pr\u00e9sident qui essuyait les pl\u00e2tres n&rsquo;a peut-\u00eatre pas go\u00fbt\u00e9 l&rsquo;ironie de ce   faste orchestr\u00e9 par les autorit\u00e9s r\u00e9gionales sud-soudanaises. Omar Al-Bachir,   67 ans, le ra\u00efs de Khartoum, l&rsquo;homme fort du pays depuis 1989, arrivait de la   capitale pour une de ses rares visites dans cette r\u00e9gion rebelle depuis   toujours \u00e0 son pouvoir, quelques jours seulement avant un r\u00e9f\u00e9rendum qui   pourrait bien se solder par la s\u00e9cession du Sud-Soudan et la cr\u00e9ation d&rsquo;un   tout nouvel Etat, le 55e du continent africain mais le premier \u00e0 modifier les   fronti\u00e8res trac\u00e9es \u00e0 la ba\u00efonnette par les anciens colons.<\/p>\n<p>A partir   de dimanche 9 janvier, pr\u00e8s de quatre millions de Sud-Soudanais se   prononceront en effet pour ou contre le maintien de l&rsquo;unit\u00e9 du Soudan. Pour   les observateurs, longtemps sceptiques sur la tenue de cette consultation   pour des raisons autant logistiques que politiques, le r\u00e9sultat ne fait aucun   doute. La balance penchera lourdement en faveur d&rsquo;une s\u00e9cession, un r\u00eave   ch\u00e8rement pay\u00e9 et si longtemps attendu par les quelque 8,5 millions de \u00a0\u00bb   Sudistes \u00ab\u00a0, un cinqui\u00e8me des Soudanais.<\/p>\n<p>Cette   victoire attendue et pr\u00e9par\u00e9e sonnera-t-elle le glas de d\u00e9cennies de guerres   entre le Nord, \u00e0 majorit\u00e9 musulmane, et le Sud, animiste ou chr\u00e9tien,   davantage tourn\u00e9 vers l&rsquo;Afrique noire ? La tenue du r\u00e9f\u00e9rendum est d\u00e9j\u00e0, en   soi, un petit miracle, m\u00eame s&rsquo;il \u00e9tait promis \u00e0 cette date depuis six ans par   l&rsquo;accord de paix globale (CPA). Sur le papier, ce texte historique, sign\u00e9 le   9 janvier 2005, ouvrait la voie vers l&rsquo;ind\u00e9pendance. Mais, \u00e0 cette \u00e9poque, il   mettait surtout un terme \u00e0 la seconde guerre civile soudanaise qui faisait   rage depuis 1983, soit plus de vingt ans de tueries jalonn\u00e9es de deux   millions de morts.<\/p>\n<p>Les deux   hommes forts du pays, et ennemis irr\u00e9ductibles, avaient alors paraph\u00e9 le   texte. Pour le gouvernement central, ce fut Omar Al-Bachir, \u00e0 la t\u00eate du   Soudan depuis son coup d&rsquo;Etat militaire de 1989. Pour les Sudistes, la plume   ne pouvait \u00eatre tenue que par le g\u00e9n\u00e9ral John Garang de Mabior, le chef de la   r\u00e9bellio et son h\u00e9ros.. Le CPA pr\u00e9voyant \u00e9galement un partage des pouvoirs,   en clair une ouverture aux Sudistes tenus depuis toujours &#8211; ou presque &#8211; \u00e0   l&rsquo;\u00e9cart des affaires du pays, John Garang avait \u00e9t\u00e9 investi, en juillet 2005,   premier vice-pr\u00e9sident \u00e0 Khartoum. Trois semaines plus tard, il disparaissait   dans un accident d&rsquo;h\u00e9licopt\u00e8re. Salva Kiir Mayardit, 60 ans, lui succ\u00e9dait et   c&rsquo;est \u00e0 lui, sans doute, que reviendra l&rsquo;insigne privil\u00e8ge de d\u00e9clarer   l&rsquo;ind\u00e9pendance du Sud, le 1er juillet.<\/p>\n<p>Longtemps   rest\u00e9 dans l&rsquo;ombre du charismatique John Garang au sein de l&rsquo;Arm\u00e9e-Mouvement   de lib\u00e9ration des peuples du Soudan (SPLA-M), Salva Kiir, un g\u00e9ant barbu au   front scarifi\u00e9, lui aussi issu de l&rsquo;ethnie dinka, est aussi l\u00e9gitime que son   pr\u00e9d\u00e9cesseur.<\/p>\n<p>Son   histoire se confond avec la lutte des Sudistes dans la seconde moiti\u00e9 du XXe   si\u00e8cle. Les armes, Salva Kiir les a prises d\u00e8s les ann\u00e9es 1960, soit peu de   temps apr\u00e8s l&rsquo;ind\u00e9pendance de 1956 accord\u00e9e par le condominium anglo-\u00e9gyptien   qui conduisait aux destin\u00e9es du Soudan depuis 1899. Il se bat alors au sein   de la premi\u00e8re r\u00e9bellion sudiste, l&rsquo;Anyanya, contre la politique   d&rsquo;arabisation et d&rsquo;islamisation forc\u00e9e du pays par le Nord, et la suppression   de l&rsquo;autonomie dont le Sud jouissait durant la p\u00e9riode anglo-\u00e9gyptienne,   f\u00fbt-elle sous le contr\u00f4le total du condominium et non des autochtones. En   1972, les accords d&rsquo;Addis-Abeba entre l&rsquo;Anyanya et le pouvoir central   mettaient fin \u00e0 la guerre et accordaient un statut d&rsquo;autonomie au Sud.<\/p>\n<p>Salva Kiir   int\u00e9grait les rangs de l&rsquo;arm\u00e9e soudanaise, jusqu&rsquo;en 1983. A cette date,   Khartoum supprimait l&rsquo;autonomie. La guerre reprenait. Salva Kiir se trouvait   aux c\u00f4t\u00e9s de John Garang pour fonder le SPLA-M dont il deviendra le chef   militaire puis le num\u00e9ro deux jusqu&rsquo;\u00e0 la mort de John Garang.<\/p>\n<p>Combattant   respect\u00e9, l&rsquo;homme s&rsquo;est aussi r\u00e9v\u00e9l\u00e9 \u00eatre un fin politique, faute d&rsquo;\u00eatre un   gestionnaire avis\u00e9 des affaires publiques. Car peu de monde aurait pari\u00e9 sur   la tenue du r\u00e9f\u00e9rendum au soir de la signature du CPA. Et si les Sudistes   sont aujourd&rsquo;hui \u00e0 la veille de ce jour historique, c&rsquo;est gr\u00e2ce notamment \u00e0   la fa\u00e7on dont Salva Kiir, soutenu par Washington, a tenu face \u00e0 un Omar   Al-Bachir qui sait tout ce qu&rsquo;il risque de perdre avec cette s\u00e9cession.   Raison pour laquelle le pr\u00e9sident soudanais a tout mis en oeuvre pour en   retarder l&rsquo;\u00e9ch\u00e9ance. Entreprise vaine jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent, mais quelle sera la   suite ?<\/p>\n<p>En public,   le ra\u00efs affiche dor\u00e9navant un visage \u00e9tonnamment conciliant. <em>\u00a0\u00bb Je   c\u00e9l\u00e9brerai votre d\u00e9cision, m\u00eame si vous choisissez la s\u00e9cession \u00ab\u00a0, <\/em>a-t-il   d\u00e9clar\u00e9 dans son discours du 4 janvier \u00e0 Juba, retransmis en direct sur la   t\u00e9l\u00e9vision d&rsquo;Etat. <em>\u00a0\u00bb Personnellement, je serai triste si le Soudan se   s\u00e9pare, mais en m\u00eame temps, je serai heureux si nous avons la paix \u00ab\u00a0, <\/em>a-t-il   ajout\u00e9. Il s&rsquo;est m\u00eame dit \u00a0\u00bb pr\u00eat \u00a0\u00bb \u00e0 accorder toute l&rsquo;aide <em>\u00a0\u00bb   technique, logistique ou professionnelle \u00ab\u00a0<\/em> dont ne manquera   pas d&rsquo;avoir besoin ce nouvel Etat, rong\u00e9 par la corruption et o\u00f9 une jeune   fille a plus de chances de mourir en couches avant l&rsquo;\u00e2ge de 15 ans que de   finir l&rsquo;\u00e9cole primaire.<\/p>\n<p>L&rsquo;histoire   a toutefois enseign\u00e9 aux Sudistes de se m\u00e9fier des belles paroles d&rsquo;Omar   Al-Bachir. Au Sud, on voit la main de Khartoum derri\u00e8re les luttes   intertribales r\u00e9currentes, les incursions meurtri\u00e8res de l&rsquo;Arm\u00e9e de   r\u00e9sistance du Seigneur (LRA), r\u00e9bellion ougandaise active en Afrique   centrale, ou des soul\u00e8vements en diff\u00e9rents points des 2 000 kilom\u00e8tres de   fronti\u00e8res nord-sud. Et si l&rsquo;on se prend \u00e0 r\u00eaver d&rsquo;un d\u00e9roulement pacifique   du r\u00e9f\u00e9rendum suivi d&rsquo;une reconnaissance des r\u00e9sultats par Khartoum, ce qui   est loin d&rsquo;\u00eatre gagn\u00e9, les th\u00e8mes de discorde sont l\u00e9gion entre deux futurs   Etats ciment\u00e9s dans une d\u00e9fiance r\u00e9ciproque.<\/p>\n<p>De   nombreux points trop litigieux pour \u00eatre r\u00e9gl\u00e9s avant le r\u00e9f\u00e9rendum sont   encore en suspens. Ils peuvent fournir autant de pr\u00e9textes \u00e0 Khartoum pour   entraver la s\u00e9cession du Sud. Car, m\u00eame sans envisager le pire &#8211; peu   s&rsquo;attendent \u00e0 ce que Juba et Khartoum en reviennent \u00e0 une guerre totale -,   l&rsquo;avenir d&rsquo;un Sud souverain et viable reste \u00e0 \u00e9crire. Dans un r\u00e9cent rapport,   le cercle de r\u00e9flexion International Crisis Group (ICG) rappelait que des   points aussi importants que <em>\u00a0\u00bb les questions de nationalit\u00e9 et de   citoyennet\u00e9<\/em> &#8211; pour les Sudistes vivant au Nord et inversement &#8211; , <em>de   gestion des ressources naturelles<\/em> &#8211; eau et p\u00e9trole &#8211; <em>, de   monnaie, de patrimoine public, de fronti\u00e8res, de s\u00e9curit\u00e9 et de trait\u00e9s   internationaux restent \u00e0 n\u00e9gocier \u00ab\u00a0<\/em>.<\/p>\n<p><em>\u00a0\u00bb   Or le Parti du Congr\u00e8s national<\/em> &#8211; NCP, au pouvoir \u00e0 Khartoum &#8211; <em>pourrait   bien continuer \u00e0 contrecarrer le d\u00e9roulement des n\u00e9gociations   post-r\u00e9f\u00e9rendaires dans le but d&rsquo;obtenir le maximum de concessions de la part   du <\/em>SPLM &#8211; Mouvement de lib\u00e9ration des peuples du Soudan,   appellation depuis l&rsquo;accord de 2005 du SPLA-M &#8211; <em>et de la communaut\u00e9   internationale en \u00e9change de leur reconnaissance du r\u00e9f\u00e9rendum \u00ab\u00a0,<\/em> ajoutait   le rapport, sans parvenir \u00e0 trancher sur la strat\u00e9gie que Khartoum adoptera.   Les Etats-Unis ont d\u00e9j\u00e0 promis au Nord un all\u00e9gement de leurs sanctions   \u00e9conomiques et un all\u00e9gement de la dette soudanaise si Khartoum \u00e9vitait de   torpiller le processus \u00e9lectoral.<\/p>\n<p>Ensuite,   la question du partage des richesses du Sud, notamment, promet de rudes   d\u00e9bats. <em>\u00a0\u00bb Les causes de deux cents ans de lutte <\/em>&#8211; Nord-Sud   &#8211; <em>sont plus souvent qu&rsquo;elles ne le devraient attribu\u00e9es \u00e0 la diversit\u00e9   ethnique ou religieuse, peuples du Sud, Africains, chr\u00e9tiens contre Arabes   musulmans au Nord \u00ab\u00a0, <\/em>peut-on lire dans l&rsquo;ouvrage collectif <em>White   Nile Black Blood<\/em> (\u00e9ditions The Red Sea Press, 2000). <em>\u00a0\u00bb En   r\u00e9alit\u00e9, le coeur des conflits incessants est le continuel transfert de   richesses du Sud, au sous-sol et aux terres agricoles extr\u00eamement riches,   entre les mains d&rsquo;une petite \u00e9lite qui vit au Nord, tr\u00e8s pauvre \u00ab\u00a0, <\/em>ajoutaient   les auteurs.<\/p>\n<p>Au XIXe   si\u00e8cle, ces richesses avaient pour nom l&rsquo;ivoire et les esclaves. De nos   jours, c&rsquo;est l&rsquo;or noir. Avec une production de 500 000 barils par jour, le   Soudan est le troisi\u00e8me producteur de p\u00e9trole d&rsquo;Afrique. Malheureusement pour   Khartoum, qui tire la quasi-totalit\u00e9 de ses devises de l&rsquo;exportation   p\u00e9troli\u00e8re, 75 % de la production provient du Sud, territoire grand comme la   France, ou de zones instables \u00e0 la lisi\u00e8re nord-sud, telle que la r\u00e9gion   d&rsquo;Abyei, o\u00f9 un deuxi\u00e8me r\u00e9f\u00e9rendum pouvant d\u00e9cider de son rattachement au Sud   devait se tenir le 9 janvier mais a \u00e9t\u00e9 repouss\u00e9 \u00e0 une date ult\u00e9rieure.<\/p>\n<p>Certes, le   Sud, d\u00e9pourvu totalement ou presque d&rsquo;infrastructures et d&rsquo;industries, n&rsquo;a, \u00e0   ce jour, d&rsquo;autre option que d&rsquo;utiliser les ol\u00e9oducs du Nord pour amener le   p\u00e9trole vers les raffineries, puis vers Port-Soudan, d&rsquo;o\u00f9 il est export\u00e9.   Mais, avec l&rsquo;ind\u00e9pendance et la n\u00e9gociation de nouveaux accords de partage,   Khartoum verra fondre une partie de sa rente. Omar Al-Bachir le sait qui   pourrait bien voir la contestation monter dans son propre camp alors qu&rsquo;il   est d\u00e9j\u00e0 affaibli sur la sc\u00e8ne internationale depuis son inculpation, en   juillet 2010, par la Cour p\u00e9nale internationale, pour g\u00e9nocide au Darfour.<\/p>\n<p>Car   l&rsquo;ind\u00e9pendance n&rsquo;est pas un th\u00e8me tr\u00e8s populaire au Nord, y compris au sein   du NCP, le parti du pr\u00e9sident. La fin prochaine du r\u00e9gime islamo-militaire   d&rsquo;Omar Al-Bachir a certes \u00e9t\u00e9 proph\u00e9tis\u00e9e \u00e0 plusieurs reprises. Il a jusqu&rsquo;\u00e0   pr\u00e9sent d\u00e9montr\u00e9 ses capacit\u00e9s de survie politique. Survivra-t-il \u00e0 la   division du pays ? Il semble en tout cas qu&rsquo;il n&rsquo;a plus gu\u00e8re les moyens de   s&rsquo;y opposer. Mardi 4 janvier \u00e0 Juba, un Sudiste brandissait une pancarte : <em>\u00a0\u00bb   Bienvenue Bachir, et adieu \u00ab\u00a0<\/em>.<\/p>\n<p><strong>Christophe   Ch\u00e2telot<\/strong><\/p>\n<p>\u00a9 Le Monde<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pr\u00e8s de quatre millions de Sud-Soudanais se prononceront, \u00e0 partir du 9 janvier, pour ou contre leur ind\u00e9pendance. 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