IL YA 40 ANS, UN HUMAIN SUR LA LUNE

Émotion unique

Cette soirée entière je l’ai vécu devant la télévision suivant le reportage de la le télé américaine retransmis en France. Au fil des heures la salle de visionnement, salon de notre pensionnat, se vidait et des dizaines de début de nuit, nous sommes restés un quartet au petit matin quand Aldrin est sorti et à toucher le sol lunaire. Moment unique et émouvant, scène de transe intime qui bouleverse une relation spéciale que j’ai avec l’astre du soir. Lune de nos rêves et de nos sentiments, lune de mes amours et de mes fantasmes, lune de mes espoirs et des engagements pour un monde meilleur, plus juste et plus libre.

Ce fut le tour d’Armstrong de mettre le pied sur la surface surréaliste de la lune. Une manière plus humaine de vivre l’histoire, un lien naissait entre ces êtres exceptionnels, un peu nos représentants en cette phase de nos existences où l’humanité s’étend et s’associe, par cette conquête du sol, à un astre toujours vu comme inaccessible. Astre éternel. Je garde toujours en moi ce moment si spécial dont j’ai été témoin les 19 et 20 juillet 2009 au Château de LaTremblaie, en Vendée, alors que j’étais étudiant en terminale au Pensionnat de St Laurent–sur-Sèvres

LE FILM « L’ABSENCE » DE MAMA KEITA À VOIR ABSOLUMENT

LE FILM « L’ABSENCE » DE MAMA KEITA À VOIR ABSOLUMENT

Vendredi 24 avril au Cinéma Beaubien, 2396 rue Beaubien Est, passe à 20 h 30, salle 2, dans la cadre du Festival Vues d’Afrique-PANAFRICA INTERNATIONAL, le film L’ABSENCE  du réalisateur et auteur MAMA KEITA.

Allez vite le voir.  C’est le film a remporté le Premier Prix pour la qualité exceptionnelle du scénario au FESPACO (Ouagadougou 2009).  En 81 minutes, vous allez vivre, avec les photos les plus expressives, une situation riche en actions et en questions grâce aux personnages d’une humanité forte.  Nous sommes captivés de la première à la dernière minute.   Nous sommes conquis par la psychologie des êtres qui partagent leurs angoisses, des personnes qui livrent leurs aspirations les plus intimes, qui vivent avec nous leur quête d’amour, leur besoin de reconnaissance, leur soif de communication et leur volonté d’affirmation de leur totalité existentielle.  Plus qu’un appel à celles et à ceux qui choisissent l’exil et l’apport de talents remarquables aux économies, aux sociétés et aux institutions des pays (du Nord) où ils créent et où ils  développent un savoir faire et des vertus humaines au détriment des pays d’origine (du Sud) où elles et ils sont nés, ce film nous présente un portrait cru et sans complaisance de cet état de réalité complexe et multidimensionnelle.

Mama Keita met à notre disposition une oeuvre d’une qualité scénique exquise et sophistiquée, un film construit avec une maîtrise dosée et intelligente de la durée, avec une connaissance précise des ressorts et des moteurs de la vie sociale, de la dynamique politique et des profondeurs spirituelles des humains.  L’auteur et scénariste de génie organise un univers, lui insuffle une énergie faite de la tension qui jaillit des caractères de chaque personnage dans l’interaction dans laquelle il a décidé de les mouvoir.

Direction d’acteurs supérieure, thématiques harmonisées et une mise en scène méticuleuse.  Chaque segment du film est scruté, chaque effet spatial est calibré en fonction d’une trame que Mama Keita place avec l’agilité et l’assurance que des années de travail lui ont donné.  Il a mis à l’épreuve un capital d’écoute et son immense puissance d’adaptation et de compréhension des tissus qui font les humains dans leur complexité; cela lui vaut de réussir là où une poignée de grands de l’art cinématographique accèdent : la création d’un monde authentique et crédible

MAMA KEITA

Notes biographiques sommaires

Né à Dakar en 1956.

Réalisateur vietnamo guinéen, Mama Keïta possède la double nationalité franco-guinéenne. Après des études de droit à l’Université de Paris I, il devient scénariste.  Il débute sa carrière de réalisateur en 1981 et tourne 5 court métrages puis, en 1990 Ragazzi et Le 11ème commandement en 1997.

En 1998, il réalise le documentaire David Achkar, une étoile filante, un hommage à son ami réalisateur mêlant archives, textes et photos.  Son dernier film, Le fleuve, est né d’un projet originel de David Achkar.  En 1998, David Achkar qui s’apprêtait à tourner Le Fleuve, meurt d’une leucémie. Il fait promettre à son ami, Mama Keïta de faire ce film à sa place. Le cinéaste qui ne connaît pas l’Afrique de l’intérieur et doit s’approprier le film de David Achkar et le faire sien. Il entame alors un voyage initiatique de Dakar à Conakry.

Le Fleuve, son long-métrage réalisé en 2002, reçoit le Prix de la Presse au Festival du film de Paris, 2003.

Il signe Le Sourire du Serpent, réalisé en 2006, en compétition au FESPACO 2007.

En 2009, il sort L’ABSENCE sélectionné au Festival de Rotterdam (Hollande) et dans la compétition officielle du Fespaco 2009 (Burkina Faso) où il remporte le Prix du scénario.

Une critique de TOUKI MONTRÉAL

Dakar, de nos jours. Un taxi jaune et noir se gare dans une cour. En descend un jeune homme, muni pour seul bagage d’une valise. Il sonne à une porte de jardin. Adama, polytechnicien de formation rentre chez lui, après 15 ans d’études passés en France…

L’absence, c’est celle d’Adama aux siens : sa grand-mère, sa cadette Aïcha, son ami d’enfance Djibril. 15 ans de silence, de quasi-indifférence puis ce retour fêté dans la joie de la grand-mère et les larmes d’Aïcha. Or, très vite, la présence d’ Adama dans la maison met à jour l’état de décomposition dans lequel se trouve la famille Diop. A l’image d’ Aïcha qui se prostitue par dépit et par colère envers elle-même, la famille se désagrège, et Adama se sent pour la première fois de sa vie impuissant.

Tout comme cette sœur qu’il lui est devenu impossible d’aider, il y a son pays, le Sénégal, auquel il manque cruellement. « Tu es au premières loges pour assister à l’agonie de tout un peuple, le tien », lui crie son ancien professeur avant de le congédier, car Adama vient de lui avouer qu’il ne resterait pas travailler au pays. Des dialogues âpres, durs mais riches de sens pour dénoncer le phénomène de la fuite des cerveaux.

Des rues mal famées de Dakar aux scènes de violence à la maison, dans des clubs ou des chambres d’hôtel, L’absence, par son jeu d’acteurs et ses dialogues crus, est un film qui nous empoigne et nous oblige à faire face à des réalités qu’on aimerait bien pouvoir ne pas voir.

Au fond, pour Adama, son pays et sa sœur Aïcha relèvent d’une même quête. Il lui faut porter secours à l’un et à l’autre mais sa marge de manœuvre n’est pas bien grande. Tel un héros des tragédies grecques faisant face à des forces qui le dépassent, Adama subira alors un choix qui n’est pas sien.

L’Absence de Mama Keïta

Prix du meilleur scénario, Fespaco 2009

MERCI DE TOUT COEUR

Chers amis, chers proches parents,

Samedi 28 mars 2009, nous étions réunis pour marquer mon anniversaire, pour dire notre amour et célébrer la force de la vie. Toutes et tous nous étions unis, sur place à Montréal, Québec, Canada, aux États-Unis ou ailleurs au Brésil, au Pérou, en France, au Sénégal, au Bénin.

Pour toutes les pages d’amour composées et écrites pour moi, les textes de solidarité, les rimes de complicité, les dessins de créativité ainsi que les photos de vous qui disent nos aventures, nos projets communs et la qualité sublime de nos liens. Merci mille fois. Je conserve vivante l’énergie mise en mouvement depuis plusieurs décennies entre nous et vous assure de toute ma reconnaissance. Vive l’amour et Merci.

OTHELLO, MORT DE JALOUSIE

OTHELLO, MORT DE JALOUSIE

J’ai vu la pièce à l’Usine C, vendredi 2 novembre 2007. Iago (Pierre Lebeau), le protagoniste est le manipulateur. Le maître de l’équivoque qui, avec le mensonge, le faux, comme un « botox » de l’esprit, maquille et teint, comme l’image de la teinture qui pénètre la chevelure du verbe, présente une réalité fausse des rapports entre les humains. Othello (Ruddy Sylaire), ce maure, nègre et pur chef de guerre, intègre, pour qui le mot, le verbe est un passeport. La transparence du langage de la vérité, épuré du réel, est l’unique représentation de la vie, de ce qui se passe autour de lui. L’amour de Othello (Pierre Lebeau) pour Desdémone (Éliane Préfontaine) est si entier qu’il est imperméable aux manœuvres du fourbe Iago, parasite perpétuel, jaloux pervers qui sème le venin. Prouesse mesquine qui n’a d’équivalent que la virulence de H5N1, le virus de la grippe aviaire.

La pièce en 5 actes, mis en scène par Denis Marleau, coule dans un décor minimaliste, maîtrise d’envergure du travail par UBU, compagnie de création, dont l’amie Suzanne St-Denis est un pilier, Stéphanie Jasmin, co-directrice artistique, tandis que Annick Huard assume la direction de la diffusion et du développement. Deux bonnes heures et plus entrecoupées d’une pause maintiennent la tension dramatique vivante et torturée. À l’acte IV Othello est en proie au fantasme, il est déjà malade des insinuations de Iago. La pièce voit la paranoïa atteindre son paroxysme et Othello commettre le meurtre de Desdémone, revenir au monde et mourir. Ce sont les mots qui sont auteurs de crime, les mots du chaos. Un succès qui a permis le rendez-vous de nombreux créateurs : Denis Gougeon et Marie-Daniel Parent, mais aussi la plupart des figures de notre théâtre et des arts en général.

Deux employés de la Ville, Yves Alavo et Denis Vézina, participent au Salon du livre de Montréal comme auteurs

Service des communications et des relations avec les citoyens
Deux employés de la Ville, Yves Alavo et Denis Vézina, participent au Salon du livre de Montréal comme auteurs


Yves Alavo, conseiller en affaires interculturelles à la Direction de la diversité sociale, et Denis Vézina, agent de développement culturel à la Direction associée des bibliothèques, participent au Salon du livre de Montréal comme auteurs.


15 novembre 2007


Yves Alavo
Yves Alavo y présentera sa première œuvre littéraire Bleu de lune et soleil d’or (Christian Feuillette, Éditeur). Ce recueil, construit en deux volets, propose deux rayons complémentaires axés sur la poésie et la musique, deux moments vitaux, le sédentaire et le nomade, deux projets essentiels, la réflexion et l’action. L’Afrique y est très présente, mais aussi Montréal et la campagne estrienne. La femme, l’amour, la beauté, la sensualité y sont célébrés de façon somptueuse, mais les thèmes de l’injustice, de l’intolérance, de la servitude et de la souffrance émaillent aussi ce sensible hymne à la vie, à la liberté, à la passion et à une saine folie créatrice.

Yves Alavo est titulaire d’une maîtrise en sciences de la communication de l’Université de Montréal, ainsi que d’une licence ès lettres d’enseignement et de philosophie de l’Université de Dakar. Yves a cumulé, au fil des années, une longue expérience de rédaction et de journalisme, tant au Sénégal qu’en France et au Canada. Il est aussi membre fondateur du Festival international du film africain et créole, Vues d’Afrique. Pionnier de nombreuses associations communautaires, membre de la corporation du Centre d’études et de coopération internationale (CECI), il poursuit son engagement en solidarité chez nous et au niveau international, pour plus d’équité et de justice (Diversité artistique Montréal), pour vaincre la pauvreté (Centre de référence du Grand Montréal) et faire respecter les droits humains avec Journalisme en démocratie. Il a participé, au cours de l’automne 2005, au 21e Festival international de la poésie de Trois-Rivières.

Au Salon du livre, Yves Alavo sera au stand 351, aujourd’hui, le 15 novembre, de 18 h à 19 h 30, et le vendredi 16 novembre, de 12 h à 13 h 30. L’auteur fera aussi des lectures de son livre et participera à des séances de signatures, le samedi 17 novembre, de 15 h 30 à 17 h 30,  dans la salle 5 de la mezzanine sud de la Place Bonaventure.

Denis Vézina

Pour sa part, Denis Vézina vient de publier un miniroman, un livre pour les enfants de 6 ans et plus, Victor et Victor, dans la collection « Ma petite vache a mal aux pattes » (Soulières Éditeur). La confiance en soi, la débrouillardise et la volonté sont des thèmes abordés par l’auteur pour aider l’enfant à prendre plus d’assurance dans la vie.

Denis s’est engagé à remettre une partie de ses revenus d’auteur à la Fondation Marie-Vincent, dont une somme de 1 000 $ a déjà été versée. Cette fondation vient en aide aux enfants québécois de moins de douze ans qui sont victimes de maltraitance et, plus particulièrement, d’agression sexuelle.

Denis Vézina figure parmi les finalistes 2007 pour le prix Cécile-Gagnon de l’Association des écrivains québécois pour la jeunesse. Ce prix destiné aux auteurs de la relève sera décerné pour la onzième fois, le dimanche 18 novembre, à 10 h, au Salon du livre.

De 1999 à 2002, Denis était au service de l’ex-Communauté urbaine de Montréal comme rédacteur en chef. À ce titre, lors de la création de la nouvelle Ville de Montréal, il a pris les commandes du journal MTL, le journal interne des employés de la Ville de Montréal, jusqu’en 2005. Il s’est joint par la suite à l’équipe responsable de l’organisation des activités de l’événement culturel montréalais, Montréal, capitale mondiale du livre 2005-2006. Depuis mai 2006, comme agent de développement culturel, il participe à l’essor de l’ensemble du réseau des bibliothèques de la Ville.

Titulaire d’une maîtrise en histoire de l’Université de Montréal, Denis Vézina a aussi œuvré, pendant nombre d’années, dans les domaines de la gestion et de la promotion d’activités culturelles, notamment au Musée d’histoire du Sault-au-Récollet à titre de directeur général et de commissaire de l’exposition.

Denis sera présent au stand 117 du Salon du livre, le samedi 17 novembre, de 10 h à 12 h.

Le 30e Salon du livre de Montréal se poursuit à la Place Bonaventure jusqu’au lundi 19 novembre.

LE KOSOVO, DANS LE CONCERT DES NATIONS

LE KOSOVO, DANS LE CONCERT DES NATIONS

Le Kosovo vient de proclamer, ce dimanche 17 février 2008, de manière unilatérale son indépendance. Cette décision, longtemps attendue, est présentée comme inéluctable après l’échec programmé des discussions entre Belgrade et Pristina. Parviendra-t-elle à calmer les tensions engendrées par le statu quo qui prévaut depuis l’instauration du protectorat international en 1999, ou ne risque-t-elle pas, au contraire, de rallumer tous les brasiers mal éteints de la région ? Et que sera le Kosovo de demain, « indépendant » mais sous contrôle, et sans aucune perspective économique viable ? Durant deux années, le gouvernement serbe et les autorités albanaises du Kosovo ont mené des « négociations » qui, par bien des aspects, n’ont été qu’un théâtre de faux-semblants. D’entrée de jeu, les Etats-Unis avaient fixé les règles, en déclarant que l’issue — l’indépendance — était inéluctable. Alors que cette option était et demeure inacceptable pour Belgrade, aucune tentative réelle de dégager un compromis n’a jamais été entreprise. Pour sa part, la Serbie avait fondé toute sa stratégie sur le soutien de la Russie et sur les principes du droit international, réclamant le respect de la résolution 1244 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui reconnaît explicitement la souveraineté serbe sur le Kosovo. D’après les dirigeants de Pristina, la proclamation d’indépendance du Kosovo est censée résulter d’un processus « concerté » avec les principaux acteurs de la scène internationale. Pourtant, la cacophonie semble l’emporter. En effet, l’Union européenne est profondément divisée sur le sujet. Certains de ses Etats membres (l’Espagne, la Grèce, Chypre, la Roumanie et la Slovaquie) n’envisagent pas de reconnaître immédiatement l’indépendance du nouvel Etat, même s’ils ne devraient pas s’opposer à l’envoi de la mission européenne Eulex, qui reprendra une partie des compétences détenues depuis juin 1999 par la Mission des Nations unies au Kosovo (Minuk), notamment dans les domaines de la police et de la justice. Pour mieux saisir les dimensions de cette action, allez sur le lien « Un nouveau pays au monde », documentation de MANIÈRES DE VOIR du Monde Diplomatique.

LA CULTURE QUI NOUS UNIT

LA CULTURE QUI NOUS UNIT

Nous sommes liés les uns aux autres par ce que nous avons de plus précieux, notre culture. Cette immense réserve de références, de pratiques, d’expériences qui transcendent les idéologies, les périodes, les situations, l’histoire, les événements et nous permet de nous retrouver, de nous recréer, de nous identifier. La culture est la somme d’émotions profondes, de sentiments, de je ne sais quoi d’immatériel, un combiné de l’essence humaine en sa substance pure à laquelle nous nous identifions, notre fonds commun d’appartenance au delà de nos différences

UN CENTRE CULTUREL METROPOLITAIN OUVERT SUR LA DIVERSITÉ

UN CENTRE CULTUREL METROPOLITAIN OUVERT SUR LA DIVERSITÉ

État de situation

Centre communautaire et culturel chinois de Montréal

Un très bref historique est nécessaire.

En effet, c’est depuis septembre 1984 que la Ville de Montréal a cédé au Centre uni de la communauté chinoise de Montréal (Montreal Chinese Community United Centre : MCCUC), un immeuble, sis au 1086 de la rue Clark, par bail emphytéotique d’un terme de 65 ans, au loyer symbolique d’un dollar par an.  Désormais le Centre a une nouvelle adresse le 1088, Clark, un symbole d’une ère nouvelle.

Lors de la dernière campagne électorale, comme candidat à la mairie, le maire de Montréal, Gérald Tremblay, a pris l’engagement de régler ce dossier en trouvant une solution qui permette  aux forces vives de la communauté chinoise, avec l’appui de l’administration de la Ville de Montréal, de réaliser au cours du premier mandat le Centre communautaire et culturel.

En 2001 et 2002, les efforts ont visés (essentiellement avec Mme Francine Sénécal, alors responsable au CE, qui a pris part aux 17 rencontres sur le dossier), de concert avec le MCCUC, à établir avec les services centraux de la Ville, dont en particulier la Direction des affaires interculturelles et ceux de l’arrondissement Ville Marie, ainsi que le comité exécutif, les conditions de succès pour la relance du projet.  Ces démarches ont permis l’élection d’un nouveau conseil d’administration de l’organisme qui regroupe les représentants des principales constituantes de la communauté.  Ainsi ont été établies des méthodes d’une saine gestion de toutes les composantes techniques, financières, sociales, politiques et administratives.

Le 10 janvier 2003, nous avons participé, lors de la fête marquant le nouvel an chinois, à la cérémonie d’entrée en fonction du 12e conseil d’administration du Centre uni de la communauté chinoise de Montréal, sous la direction de M. Jun Kun Wong.

Au printemps 2003, précisément le 24 avril 2003, le maire de Montréal a annoncé, au nom du comité exécutif (CE du 16 avril 2003), la décision de l’administration municipale de procéder, dans les meilleurs délais, à la construction du centre communautaire dans le quartier chinois.  La réalisation de ce projet qui stagnait depuis 1984, permet de répondre à d’importants besoins exprimés par les membres de la communauté chinoise de Montréal.  La Ville a octroyé au projet 3, 840 millions de dollars, près de 4 millions.

Les objectifs.

Les objectifs identifiés que la Ville souhaite atteindre, avec l’ensemble de la communauté en appuyant la construction du Centre communautaire et culturel du quartier chinois, étaient et sont  encore de :

–    dynamiser l’activité économique, sociale et culturelle de la communauté chinoise dans le quartier chinois;

–    créer un lieu d’échanges entre la communauté chinoise et l’ensemble de la communauté montréalaise, notamment une dynamique de la diversité par des liens avec toutes les autres communautés;

–    faire de Montréal un exemple, le quartier chinois de Montréal est devenu un attrait touristique reconnu tant dans l’industrie touristique montréalaise que dans la communauté chinoise nord-américaine, ainsi que par les visiteurs venant des autres continents;

En matière de politique culturelle,

–    ce lieu dédié en priorité aux activités des personnes et des organismes de la communauté chinoise, a une envergure plus large.  Une des missions du centre est ancrée dans sa vocation vraiment métropolitaine et interculturelle.

–    le Centre communautaire et culturel doit réussir à développer une programmation en ce sens, ouverte sur l’ensemble des communautés et sur la société montréalaise.

En ce qui concerne le développement économique,

–    le Centre communautaire et culturel aidera à dynamiser la trame urbaine du quartier de par sa localisation au cœur de l’arrondissement central de la Ville de Montréal, l’arrondissement Ville-Marie.

De manière plus large

Les responsables de l’arrondissement Ville-Marie, les représentants du Service du Développement culturel de la qualité du milieu de vie et de la diversité ethnoculturelle, dont la Direction des affaires interculturelles, sont engagés ainsi auprès de la communauté dans une démarche à long terme avec les principaux partenaires et les responsables du Centre communautaire et culturel Chinois de Montréal.

Ce travail de longue haleine est illustré par la présence de manière régulière de Yves Alavo, conseiller aux affaires intercultuturelles, depuis janvier 2001, aux 59 activités, événements, rencontres de travail et de concertation des comités et des organismes voués au développement et à la mise en valeur du quartier chinois comme éléments du développement du centre ville de Montréal.

La situation actuelle est en évolution

Inauguré le 12 novembre 2005, le Centre communautaire et culturel chinois de Montréal, vit actuellement une phase importante de son évolution dont une part du règlement passe par la volonté de l’administration de favoriser la réalisation des objectifs identifiés.  En effet, l’examen de la programmation comprenant des cours, des activités, dont les expositions et les conférences, prévue pour 2006, est inquiétant car il marque une fermeture affichée par les responsables actuels sur la communauté.

Les investissements que la Ville a fait des fonds publics dans ce Centre imposent une responsabilité dans la manière utilisée par l’actuel conseil d’administration pour la gestion des ressources humaines, la gestion financière et les choix en ce qui concerne les équipements spécialisés de haute technologie, les salles, les contenus de programmation.  Il y a pour ces équipements collectifs de grande valeur (salle multifonctionnelle, espaces d’exposition, salles de cours, bibliothèque) une vocation d’utilité publique, une exigence de répondre aux besoins des citoyens de l’arrondissement et de l’ensemble de la Ville.

UN CENTRE CULTUREL METROPOLITAIN OUVERT SUR LA DIVERSITÉ

UN CENTRE CULTUREL METROPOLITAIN OUVERT SUR LA DIVERSITÉ

État de situation

Centre communautaire et culturel chinois de Montréal

Un très bref historique est nécessaire.

En effet, c’est depuis septembre 1984 que la Ville de Montréal a cédé au Centre uni de la communauté chinoise de Montréal (Montreal Chinese Community United Centre : MCCUC), un immeuble, sis au 1086 de la rue Clark, par bail emphytéotique d’un terme de 65 ans, au loyer symbolique d’un dollar par an.  Désormais le Centre a une nouvelle adresse le 1088, Clark, un symbole d’une ère nouvelle.

Lors de la dernière campagne électorale, comme candidat à la mairie, le maire de Montréal, Gérald Tremblay, a pris l’engagement de régler ce dossier en trouvant une solution qui permette  aux forces vives de la communauté chinoise, avec l’appui de l’administration de la Ville de Montréal, de réaliser au cours du premier mandat le Centre communautaire et culturel.

En 2001 et 2002, les efforts ont visés (essentiellement avec Mme Francine Sénécal, alors responsable au CE, qui a pris part aux 17 rencontres sur le dossier), de concert avec le MCCUC, à établir avec les services centraux de la Ville, dont en particulier la Direction des affaires interculturelles et ceux de l’arrondissement Ville Marie, ainsi que le comité exécutif, les conditions de succès pour la relance du projet.  Ces démarches ont permis l’élection d’un nouveau conseil d’administration de l’organisme qui regroupe les représentants des principales constituantes de la communauté.  Ainsi ont été établies des méthodes d’une saine gestion de toutes les composantes techniques, financières, sociales, politiques et administratives.

Le 10 janvier 2003, nous avons participé, lors de la fête marquant le nouvel an chinois, à la cérémonie d’entrée en fonction du 12e conseil d’administration du Centre uni de la communauté chinoise de Montréal, sous la direction de M. Jun Kun Wong.

Au printemps 2003, précisément le 24 avril 2003, le maire de Montréal a annoncé, au nom du comité exécutif (CE du 16 avril 2003), la décision de l’administration municipale de procéder, dans les meilleurs délais, à la construction du centre communautaire dans le quartier chinois.  La réalisation de ce projet qui stagnait depuis 1984, permet de répondre à d’importants besoins exprimés par les membres de la communauté chinoise de Montréal.  La Ville a octroyé au projet 3, 840 millions de dollars, près de 4 millions.

Les objectifs.

Les objectifs identifiés que la Ville souhaite atteindre, avec l’ensemble de la communauté en appuyant la construction du Centre communautaire et culturel du quartier chinois, étaient et sont  encore de :

–    dynamiser l’activité économique, sociale et culturelle de la communauté chinoise dans le quartier chinois;

–    créer un lieu d’échanges entre la communauté chinoise et l’ensemble de la communauté montréalaise, notamment une dynamique de la diversité par des liens avec toutes les autres communautés;

–    faire de Montréal un exemple, le quartier chinois de Montréal est devenu un attrait touristique reconnu tant dans l’industrie touristique montréalaise que dans la communauté chinoise nord-américaine, ainsi que par les visiteurs venant des autres continents;

En matière de politique culturelle,

–    ce lieu dédié en priorité aux activités des personnes et des organismes de la communauté chinoise, a une envergure plus large.  Une des missions du centre est ancrée dans sa vocation vraiment métropolitaine et interculturelle.

–    le Centre communautaire et culturel doit réussir à développer une programmation en ce sens, ouverte sur l’ensemble des communautés et sur la société montréalaise.

En ce qui concerne le développement économique,

–    le Centre communautaire et culturel aidera à dynamiser la trame urbaine du quartier de par sa localisation au cœur de l’arrondissement central de la Ville de Montréal, l’arrondissement Ville-Marie.

De manière plus large

Les responsables de l’arrondissement Ville-Marie, les représentants du Service du Développement culturel de la qualité du milieu de vie et de la diversité ethnoculturelle, dont la Direction des affaires interculturelles, sont engagés ainsi auprès de la communauté dans une démarche à long terme avec les principaux partenaires et les responsables du Centre communautaire et culturel Chinois de Montréal.

Ce travail de longue haleine est illustré par la présence de manière régulière de Yves Alavo, conseiller aux affaires intercultuturelles, depuis janvier 2001, aux 59 activités, événements, rencontres de travail et de concertation des comités et des organismes voués au développement et à la mise en valeur du quartier chinois comme éléments du développement du centre ville de Montréal.

La situation actuelle est en évolution

Inauguré le 12 novembre 2005, le Centre communautaire et culturel chinois de Montréal, vit actuellement une phase importante de son évolution dont une part du règlement passe par la volonté de l’administration de favoriser la réalisation des objectifs identifiés.  En effet, l’examen de la programmation comprenant des cours, des activités, dont les expositions et les conférences, prévue pour 2006, est inquiétant car il marque une fermeture affichée par les responsables actuels sur la communauté.

Les investissements que la Ville a fait des fonds publics dans ce Centre imposent une responsabilité dans la manière utilisée par l’actuel conseil d’administration pour la gestion des ressources humaines, la gestion financière et les choix en ce qui concerne les équipements spécialisés de haute technologie, les salles, les contenus de programmation.  Il y a pour ces équipements collectifs de grande valeur (salle multifonctionnelle, espaces d’exposition, salles de cours, bibliothèque) une vocation d’utilité publique, une exigence de répondre aux besoins des citoyens de l’arrondissement et de l’ensemble de la Ville.

ENRACINER LA COHÉSION SOCIALE PAR L’INCLUSION VÉRITABLE

ENRACINER LA COHÉSION SOCIALE PAR L’INCLUSION VÉRITABLE

1. L’immigration : des faits et une dynamique

A.  L’accueil concentré à Montréal

Montréal[1] accueille 80 % des immigrants du Québec, ce qui représente une centaine de personnes par jour;

Plus de 70 % des immigrants établis actuellement au Québec le sont sur le territoire de la Ville de Montréal;

  • · 13 arrondissements sur les 19 de la Ville de Montréal comptent de près de 50% au 1/5e du total de leur population comme immigrants :  (dans l’ordre : Saint-Laurent 48,5%, Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce 45 %, Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension 41,5%, Saint-Léonard 38,5%, Ahuntsic-Cartierville 32,9%, Ville-Marie 28%, Montréal-Nord 27%, LaSalle 25%, Outremont 22%, Plateau-Mont-Royal 21,5%).  Les arrondissements de Anjou, du Sud-Ouest et de Verdun ont au sein de leurs populations près de 20% d’immigrants;

28 % de la population de Montréal est né à l’étranger.

Les enjeux de l’intégration sont importants

La langue :

48,3% des résidants de Montréal ont une langue maternelle autre que le français;

La pauvreté :

Entre 1985 et 2005, la proportion des nouveaux arrivants vivant sous le seuil de la pauvreté, est passée de 29,3% à 41,3%, une augmentation de 12%.

Le chômage, surtout pour les minorités visibles :

les personnes faisant partie d’une minorité visible représentent désormais 21 % de la population montréalaise;

Le taux de chômage des personnes immigrées de l’île de Montréal est plus élevé que celui de la population totale (13,0% contre 9,2%), celui des minorités visibles est encore plus important (16,6%).

L’habitation et la cohabitation sociales difficiles :

l’Office municipal d’habitation de Montréal a parmi ses 36 600 locataires, les ¾ (24 000) qui sont dans des logements pour familles dont 50% (12 000) sont des personnes immigrantes.  Parmi ces locataires, 6 000 ont des jeunes de moins de 25 ans.  Les immigrants représentent, par ailleurs, 90% des personnes qui sont sur les listes d’attente pour les logements de 3 ou 4 chambres à coucher.

Des atouts pour la croissance économique

Les statistiques prévoient qu’à partir de 2012 le Québec va connaître un déclin démographique significatif de sa population.  L’apport de l’immigration devient progressivement un facteur indispensable est essentiel au devenir de la société et à sa croissance économique.

En matière d’attraction, d’intégration et de rétention des personnes immigrantes, Montréal n’est pas une région comme les autres et doit être reconnue pour ses spécificités par le gouvernement du Québec.

Dans ce contexte, des mesures spécifiques et vigoureuses, dont des plans à long terme de soutien aux secteurs de l’économie émergente doivent aider Montréal à assumer pleinement et réellement son rôle de métropole et de locomotive économique du Québec.  Montréal, moteur économique du Québec, doit maintenir sa place et se positionner encore plus avantageusement dans l’économie du savoir, elle doit aussi lutter contre les effets pervers de la convergence de la pauvreté et du décrochage scolaire dans certaines zones urbaines où les minorités ethniques sont fortement concentrées.

Les immigrants et les membres des communautés culturelles contribuent à l’amélioration de la performance économique et culturelle de Montréal et donc du Québec, par le fait même, à son positionnement international.

2. L’immigration : des problématiques, mais aussi des défis sérieux

La cohabitation sociale et le développement d’une société francophone cohérente passent par des efforts planifiés de gestion publique de la diversité dans les principaux domaines de l’action gouvernementale : l’emploi, l’éducation, la santé et les services sociaux, l’habitation et la sécurité publique.

Montréal est le partenaire incontournable et de premier plan du gouvernement du Québec dans tous les processus reliés à l’accueil, à l’intégration en français mais aussi à la vie sociale et à la participation des immigrants au développement de la société québécoise.

Ce sont les grandes villes (régions métropolitaines) qui concentrent sur leur territoire plus des ¾ des immigrants.  Cette réalité impose aux grandes métropoles des responsabilités majeures dans l’accueil, l’intégration des nouveaux arrivants et occasionne des pressions importantes dans les secteurs du développement social et économique ainsi que sur le marché du travail.

A. Les transferts budgétaires

En ce qui concerne les transferts de budgets du fédéral vers le provincial, le débat n’a aucun fondement objectif car les ajustements sont assez rigoureux.  Il va de soi que la croissance planifiée des niveaux d’immigration prévue impose une péréquation équivalente.  En effet, entre 2002 (37 600) et 2005 (46 500), le niveau d’immigration a cru de 24%, cette augmentation à elle seule justifie une croissance proportionnelle des sommes allouées à la Ville de Montréal dans ce domaine.

L’utilisation que le gouvernement du Québec fait des fonds destinés à la gestion de l’immigration mérite un examen approfondi dans la perspective de l’impact des mesures d’intégration sociale.  Il est vrai que l’accueil est bien couvert, par contre, les programmes d’intégration et de participation à la cohésion sociale présentent une marge assez importante pour amélioration.  La baisse des crédits du Ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles (Programme1 : Immigration, intégration et communautés culturelles), entre 2004-2005 et 2005-2006, de 104,1 millions à 98,5 millions, une réduction de 5,6 millions de l’enveloppe globale dans les catégories de la rémunération et du fonctionnement, doit avoir un impact sur les programmes dont ceux de la francisation.

B. L’intégration socioéconomique

Levier déterminant du développement de la société, l’emploi constitue l’enjeu majeur de l’arrimage entre l’immigration et le contexte social, politique et économique de l’accueil et de l’intégration effective au devenir du Québec.

Désormais, avec les effets de la mondialisation, il est important de prendre en considération les liens qui existent entre compétitivité économique et cohésion sociale.  La cohésion sociale est l’un des actifs les plus importants de notre société québécoise.  Il ne faut pas banaliser les effets dévastateurs conjugués que pourraient avoir l’exclusion et la pauvreté associées à la discrimination raciale.

Quand on considère le fait que, selon les plus récentes études d’Emploi-Québec, près de 163 000 postes seront à pourvoir sur l’île de Montréal d’ici 2008.  Ces mêmes données précisent que 42% de ces postes ou emplois disponibles seront le fait de la croissance économique, il y a donc une marge, un bassin d’emplois auxquels les immigrants pourront avoir accès. Ce sont principalement des emplois de techniciens spécialisés.

l’habitation

Les enjeux majeurs en matière d’habitation sociale et d’intégration des immigrants se définissent en termes de problèmes de violence, d’intolérance et d’insécurité.  Ces difficultés ont pour source la pauvreté (peu de revenu de travail), l’isolement, l’exclusion sociale, la monoparentalité, les tensions interculturelles.

La jeunesse

C’est principalement en matière d’éducation que l’on détecte des problématiques complexes que vivent les jeunes issus de l’immigration ou même ceux des premières générations nées et grandies au Québec.

Il y a certes, les conflits intergénérationnels de valeurs et de cultures, mais aussi certaines caractéristiques aggravantes.   Parmi ces problèmes, notons : la question du taux élevé de décrochage scolaire chez certains jeunes issus de l’immigration, les impacts sur ces jeunes de la pauvreté induite par l’exclusion sociale que vivent certains parents aux prises avec le chômage chronique.

L’échec partiel des mesures de soutien et d’aide à l’intégration au marché du travail, pour les jeunes des minorités visibles âgés de 15 à 24 ans, s’explique par une multiplication de facteurs sociaux, politiques et économiques qui favorisent l’éclosion de systèmes parallèles de reconnaissance et d’intégration morbide comme les gangs de rues.

Les chiffres sont éloquents[2] : pour l’ensemble de la population âgée entre 15 et 24 ans, le taux de chômage est de 13, 2 %, comparativement à 19,7% pour les jeunes de minorités visibles de la même tranche d’âge.

Une stratégie qui donne des résultats est structurée selon une approche transversale et intégrée des interventions des principaux partenaires gouvernementaux, communautaires et privés.  Il s’agit entre autres, de développer une intervention adaptée et de mettre sur pied des services d’accompagnement centrés sur le mentorat dans les organismes partenaires.

L’exemple du Profession to profession, Mentoring Immigrants Program de la Ville de Toronto prouve que la volonté politique et les mesures pratiques d’accès et de participation au marché du travail sont parmi les ingrédients indispensables à une intégration effective au développement d’une société inclusive, performante et à l’image de ses composantes.


[1] Il s’agit de la région qui comprenait au moment de l’étude l’ensemble de l’Ïle de Montréal, données du recensement de 2001, Statistiques Canada.

[2] Bilan de la recherche-action Québec pluriel.  Rapport du comité d’orientation Québec Pluriel octobre 2005, gouvernement du Québec. 50p, page 10.