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Archive for the ‘Essais’ Category

LA NEIGE

21 mar

La beauté de la neige en ce matin
Est un envoûtement
Une belle nature
Un équilibre harmonieux

Fous, les monticules de neige
Ronds, les rebords de cheminées qui coulent de flocons
Beautés inoubliables qui balisent les rues
Les tranchées albâtres abritent nos espoirs
Comme des coteaux brodés de coton vierge

Une vague docile de crème laiteuse et sauvage
Ravage avec l’aide du vent l’immense place de nos rêves
Partout c’est l’allégresse des sensations et des couleurs

Ruelles blanches et gorgées de poudre bleue
Trottoirs saupoudrés par les chutes nocturnes
Font un accueil royal aux passants de l’aube

Sous les rayons matinaux
Les toits font le dos rond
Sapin sur la cour avant aux branches chargées de neige

Ce reflet du soleil dans les cristaux
Dis pour ton regard intime
La beauté de tes yeux hier soir

Avec la neige qui roule sur les façades urbaines
Avec le sourd écho des âmes aimantes
Avec le tendre velours blanc des collines enneigées
Avec le coma subliminal des orgasmes givrés
Avec la couverture nacrée qui recouvre la ville
Avec la mélodie feutrée des sons
Un contraste sorcier habite nos pensées
Nous respirons l’air léger rempli de douceur

Tant de bonheur à être ensemble
Tendres baisers en cette matinée enneigée.

Yves ALAVO
Mercredi 20 mars 2013.
Journée internationale de la francophonie.

 

SAINT-PIERRE NOTRE ÉCOLE : CINQUANTE ANS

14 mar

Chers Amies et Amis, officiels et toutes et tous les anciens,

Tu es notre école et les frères les animateurs de cette famille, de cet espace de vie. Nous sommes honorés de vivre avec Toi, de vivre ensemble, ce moment béni des cinquante ans de présence de la congrégation, des cinquante ans de vie de tous les frères qui ont participé à cet immense projet éducatif et important projet de foi engagée. La poésie est pour moi la manière de dire notre fierté et notre joie mais aussi de louer le Seigneur.

Nous sommes sûrement un nombre restreint d’anciens, parmi les premières promotions à pouvoir y être à titre d’anciens Frères de Saint-Gabriel et d’anciens de l’École Saint-Pierre, un privilège que j’assume avec beaucoup de fierté et d’humilité. Ces quelques vers pour porter nos voix en une cadence qui est celle de nos vies et qui monte en cette matinée comme une louange.

Garder des nos origines des liens qui définissent une certaine identité

1. Cinquante ans de sourires aux comètes de la paix
2. Cinquante ans d’accolades au temps des rêves
3. Cinquante ans de voix chantant à l’unisson la Bohème
4. Cinquante ans d’oiseaux volant en formation
5. Cinquante ans de sirènes perçant les flots
6. Cinquante ans de cithares pour la musique princière
7. Cinquante ans d’étoiles au firmament du bonheur
8. Cinquante ans de flambeaux à la gloire du cœur
9. Cinquante ans de rayons des forces cordiales
10. Cinquante ans aux sources des faveurs célestes
11. Cinquante ans de fleurs illuminant l’espace
12. Cinquante ans pour les chutes des douceurs spirituelles
13. Cinquante ans de vagues pour chanter l’amour
14. Cinquante ans de vers pour louer l’honneur
15. Cinquante ans de saveurs glorifiant l’harmonie
16. Cinquante ans de soleils de fierté immense
17. Cinquante ans de lueurs de tendresse extrême
18. Cinquante ans d’éclairs pour éclater les émotions
19. Cinquante ans de lunes de sensualité nouvelle et éternelle
20. Cinquante ans pour les eaux de la pureté totale
21. Cinquante ans de souffles d’inspiration profonde
22. Cinquante ans de lignes pour marquer la fierté
23. Cinquante ans sur les sentiers de l’aventure
24. Cinquante ans à faire pousser les herbes pour verdir les champs
25. Cinquante ans à donner et à transmettre aux jeunes
26. Cinquante ans à inventer tous les jours
27. Cinquante ans à créer de nouvelles manières d’être
28. Cinquante ans à écouter pour mieux servir
29. Cinquante ans à traduire dans la vie les théories et les méthodes
30. Cinquante ans à apprendre aux jeunes la patience
31. Cinquante ans à former les cœurs et les esprits
32. Cinquante ans à modeler un environnement
33. Cinquante ans pour l’écoute et la compréhension
34. Cinquante ans pour parler au nom de la foi
35. Cinquante ans pour agir au mon de la science
36. Cinquante ans pour marcher sur les chemins de la créativité
37. Cinquante ans à chercher et à poursuivre des recherches
38. Cinquante ans aussi pour partager des convictions
39. Cinquante ans, parfois dans le doute, souvent dans l’imprévisible
40. Cinquante ans pourtant avec énergie et fierté
41. Cinquante ans en mission pour le bien commun
42. Cinquante ans en classe, sur les airs de vie et en lien avec la communauté
43. Cinquante ans de routine et d’innovation
44. Cinquante ans de combats et de découragement
45. Cinquante ans de célébration et de joie
46. Cinquante ans de surprises et d’angoisse
47. Cinquante ans de sacrifice et d’enthousiasme
48. Cinquante ans de riches rencontres et de nouvelles créations
49. Cinquante ans de développements inédits et de bonheur
50. Cinquante ans de flèches pour un anniversaire de promesse et de liberté.

Garder le cap sur l'avenir

Yves ALAVO
Au jour du 20 octobre 2011.
50e Anniversaire de présence des Frères de Saint-Gabriel à l’École Saint-Pierre.

 

MAI 68- MAI 2008, VERS UN NOUVEAU PRINTEMPS ?

13 déc
MAI 68- MAI 2008, VERS UN NOUVEAU PRINTEMPS ?
Mois magique, historique métaphore du changement véritable, figure et thème universels de  toute révolution fondée sur les principes de l’équité, sur la recherche de la dignité du travail et des travailleurs, sur la lutte pour les droits humains fondamentaux, dont les droits socioéconomiques, monument de la libération féminine et de l’émancipation masculine de tous les atavismes politiques et psychologiques, Mai 68 est essentiel à la mémoire et à l’histoire du 20e siècle.  Premier vent de changement vraiment mondial, précurseur de la vague altermondialiste.

Commémorer ce printemps des âmes pour toute une génération, fonctionne comme une relecture, mais avec les lunettes actuelles.  Cette démarche nous impose une capacité d’analyse qui nous permet de dire que l’ancrage de toutes les revendications sociales, que la montée des aspirations politiques, ainsi que le déploiement des combats économiques de mai 68, sont d’une actualité criante.  Le souffle de la liberté face aux impérialismes, la ténacité des luttes paysannes et la détermination des masses ouvrières et des techniciens spécialisés face au capitalisme devenu encore plus féroce en 2008, sont à raviver et à maintenir.

Ces démonstrations et ces engagements de l’époque sont une nécessité plus vitale aujourd’hui.  Nous ne pouvons pas être nostalgiques ou romantiques, nous devons utiliser le tremplin de mai 68 pour aller plus en avant afin de contribuer à enraciner solidement notre engagement total pour plus de liberté et plus de justice sociale et politique.  S’impose aujourd’hui un combat mieux structuré, se justifie une stratégie faite de concertation entre toutes les classes socioéconomiques plus rationnelle.

Nous avons accumulé des reculs monumentaux dans tous les secteurs de l’activité humaine, tant individuelle que collective.  Les inégalités de toutes sortes sont plus grandes entre individus, entre nations entre peuples.  Les écarts entre les riches et les autres sont encore plus criants au 21e siècle qu’ils ne l’ont jamais été.  Nos systèmes administratifs, nos machines sociales et politiques carburent à l’injustice, roulent au profit sans honte et sans vergogne, se développement grâce à l’exploitation sauvage et érigent des économies voraces, des instruments destructeurs de la dignité humaine, partout sur la planète.

Le tissu fin de nos acquis sociaux, de nos moyens politiques, des nos pouvoirs économiques et de nos identités culturelles, s’il est plus superficiellement et plus formellement solide à cause des chartes que nos batailles ont mis au monde, grâce aux conventions nationales et internationales fruits de nos souffrances et des droits reconnus sur papier dans les déclarations et les amendements que nous avons imposé et fait adopter démocratiquement; ce tissu est d’autant plus fragilisé dans sa structure qu’il laisse voir un progrès là où l’érosion  en profondeur de nos droits sociaux, polit

Un regard prospectif nous permet d’établir, continent après continent, un bilan très mitigé de l’état mondial des droits humains et des luttes de tous les peuples pour leur libération.  Au moment concomitant, où se marquent 40 ans des luttes de Mai 68 et 60 ans depuis la proclamation et l’entrée en vigueur en 1948 de la Déclaration universelle des droits de la personne, les figures du Mahatma Gandhi, de Nelson Mandela, de Martin Luther King jr. se profilent face à celles de Ernesto Guevara, de Steve Biko, de Mère Térésa.

Les victoires des peuples d’Amérique du Sud (Brésil, Bolivie, Chili, Venezuela, Cuba, Pérou, Paraguay) sur les dictatures militaires et tortionnaires, la globalisation des contestations écologistes pour un développement humain durable et juste, nous encouragent.  Les avancées de certaines communautés africaines pour éradiquer l’analphabétisme, pour créer les fondations de systèmes de santé fonctionnels, et pour gérer des coopératives de commerce équitable, mais surtout le rayonnement de la contestation des artistes africains engagés, nous réconfortent.

Encore mieux, les déploiements asiatiques d’économies dont certaines s’articulent autour du microcrédit ainsi que la prise en main par les communautés de base de leur destin socioéconomique, nous donnent des motifs d’espoir.  Et plus, les nouvelles orientations européennes des socialistes pour proposer un nouveau contrat social (Congrès de Reins en novembre 2008) face à la dictature du marché, ajoutés les résultats des forums sociaux mondiaux pour une véritable société civile universelle, en vue aussi l’extraordinaire campagne présidentielle du candidat démocrate Barack Obama, autant de raisons d’espérer qui font naître une solidarité nouvelle des nations et des peuples, ce dont Mai 68 est le ferment le plus puissant.

 

LIONEL MESSI, TROUBADOUR ET PRESTIDIGITATEUR DU BALLON ROND

12 déc

Enfant prématuré, Lionel Messi, adulte à 25 ans à 1 m 69 de taille, cet attaquant vient de battre un record exceptionnel (1972 Gerd Müller 85 buts et 2012 Lionel Messi 91 buts en une année civile) dans une période de l’histoire du football mondial qui elle est plutôt différente de celle au cours de laquelle son prédécesseur, l’allemand Müller, a réussi son exploit.

Jamais, je crois pouvoir l’affirmer, car Messi a déjà trois ballons d’or, un joueur de club de très haut niveau, comme l’est le Futball Club de Barcelona (FCB), ne répétera cette série de buts, souvent d’anthologie, en une seule année civile, sur notre planète. Quelques artistes du ballon rond, atteignent ce statut, selon leurs spécialités et les caractéristiques de jeu de leur environnement d’évolution. Des noms émergent en comparaison et juste par analogie : Edson Arentès Do Nascimiento (Pelè), Just Fontaine, Kopa, Alfredo Di-Stefano, Roger Milla, Zinedine Zidane, Frantz Bekenbauer, Gerson, Tostao, Didi, Vava, Lev Yachine, Iker Casillas, Diego Armando Maradona, Johann Cryuff, Iniesta.

Joie de jouer en équipe et de marquer des buts d'anthologie

De tous les praticiens-phénomènes qui ont, par leur jeu, leurs aptitudes physiques, leurs composantes physiologiques, psychomotrices et leurs qualités intellectuelles, marqué ce sport populaire et accessible, le plus pratiqué sur la face de la terre, peu ont, avec constance, avec art et méthode, mais aussi avec un génie polymorphe, porté aussi haut les standards avancés, en conception et dans l’exécution, des partitions footballistiques locales, nationales et internationales. Leo Messi, vient d’écrire une œuvre distincte et d’une immense portée.

La principale caractéristique du jeu de Lionel Messi est sa coordination /anticipation / exécution d’une fluidité qui intègre une combinatoire séquentielle neuro kinesthésiologique, d’une facture asymétrique. Sa morphologie n’explique pas tout son talent dynamique, sa vision périphérique, précise est au moins égale à celle d’un autre génie du ballon rond, Zizou, pour les amis. Messi est peut-être un des rares magiciens des pelouses à anticiper sur les anticipations de ses partenaires autant que sur celles de ses adversaires. Par ailleurs, il a un jeu complet, au service de l’équipe, défendant avec autant de précision et de stratégie, qu’attaquant, dans une harmonie coulante ou brisée, selon les phases tactiques de déroulement du match. Alors, ses accélérations, ses dribbles et ses contre-dribbles chaloupés, ses feintes mobiles, comme celles d’un danseur de claquettes, ses coups de pattes ou ses crochets inégaux en longueur et variés dans leur courbes, finissent par donner le tournis à toutes les défenses du monde. Tel est Messi, danseur / trapéziste /athlète / chef instrumentiste et prestidigitateur de la planète foot.

4 ballons d'or certifient l'exceptionnelle contribution à l'art footballistique

Combien de fois, Messi a-t-il surpris, gardiens de buts, latéraux et centraux dans les surfaces de réparation, sur les alentours des points de tir des pénaltys, au sol ou dans les airs, par une frappe imprévisible, par un crochet triple impossible à effectuer selon les normes de la gravité, par une double accélération sur un mètre et demi entre le piquet du coup-de-pied de coin et le premier poteau immédiat? Combien de fois ses passements de jambes en rythme africain et en samba ou alors en capoeira ou en tango ont figés d’admiration et d’envie, joueurs solidaires et forcenés des stades ? Très difficile de répondre à de telles questions car des chaussures à crampons de Messi monte pour l’éternité la poésie gestuelle et conceptuelle du troubadour vivant et intemporel.

Yves Alavo

 

Culture totale : Papa de la Famille royale d’Abomey, les statues Baoulé, le fils à Paris

25 jan


 

ÉCOLE DES SABLES UN BILAN 2011, JANT-BI. DANSE CONTEMPORAINE AFRICAINE

24 jan


STAGES

Stage des ainés
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Conçu pour les ainés de plus de 50 ans, ce stage de 2 semaines (du 10 au 22 janvier 2011) animé par Elizabeth Cameron Dalman (Australie) et Germaine Acogny a proposé une découverte de la culture sénégalaise et la pratique d’une danse douce et harmonieuse. Le mouvement, le rythme, les instruments traditionnels, le conte et la poésie se sont alliés à la brise de l’Océan Atlantique et aux murmures de la savanne pour insuffler le bien être du corps et de l’esprit.
La joie de vivre et de danser ont réuni 18 participants : une première édition, une grande réussite !

Stage Transmission – Phase 2
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La deuxième phase du stage de transmission de la technique de danse Africaine Moderne de Germaine Acogny réservé à d’anciens stagiaires a réuni des danseurs de Hollande, Espagne, USA, Ethiopie, Togo, Bénin, Sénégal et RDC du 26 janvier au 16 mars 2011.
Les participants se sont perfectionnés dans cette technique afin d’être en mesure d’en faire usage dans leur travail pédagogique et leur développement chorégraphique personnel.
Stage Correspondances
« Danses Africaines/Danses Hip Hop »
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Ce stage de formation professionnelle ouvert aux danseurs de toute l’Afrique s’estdéroulé du 4 avril au 11 juin 2011. Renouer, explorer, déconstruire et réinventer les correspondances entre  les danses traditionnelles et contemporaines africaines et les danses Hip Hop : ces objectifs ont amené 41 danseurs africains de 20 pays différents à se rencontrer pour un échange, une émulation et une inspiration mutuelle avec l’aide de professeurs spécialisés pour une danse innovante et originale qui dépasse les frontières identitaires et pose de nouveaux jalons pour la danse de demain.
Les pays suivants étaient représentés : Afrique du Sud, Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Ghana, Guinée, Guinée Equatoriale, Kenya, Madagascar, Mali, Mozambique, Nigeria, RDC, Tchad, Togo, Ouganda, Sénégal.
Stage « Croisement des Chemins »
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Ce 14ème Stage de Formation Professionnelle en Danses Traditionnelles et Contemporaines d’Afrique, « Croisement des chemins » se déroule depuis le 18 juillet et jusqu’au 27 août 2011; il donne la possibilité aux danseurs, chorégraphes, professeurs du monde entier de découvrir la richesse, la variété, l’essence et la complexité des Danses Africaines et d’améliorer par ce moyen leurs compétences techniques et créatives. C’est aussi l’occasion de la rencontre entre les univers professionnels variés de danseurs du monde entier avec une quinzaine de danseurs africains, tous anciens sablistes, réinvités pour ce stage international. De nouveaux horizons pour tous !

ACCUEIL ET RESIDENCES

Stage Multiculti

Une première pour l’Ecole des sables : l’association Multiculti a organisé un séjour de deux semaines à l’Ecole des Sables et a accueilli une trentaine de personnes d’Europe et desEtats Unis amoureuses  de  la danse africaine et venues passer les fêtes de fin d’année en Afrique.
Le succès de ce stage laisse penser que l’expérience sera reconduite en décembre 2012.
Echange Toubab Dialaw
Après une première visite en 2008, le collège Jacques Prévert de Lyon a organisé un deuxième séjour à l’Ecole des Sables du 27 février au 7 mars 2011 à travers le projet « Echange Toubab Dialaw ».
Les liens créés entre les jeunes filles françaises et sénégalaises se sont renforcés autour de la danse et ont abouti à de nouveaux projets concernant notamment la mise en place de la bibliothèque de l’école de Toubab Dialaw.
Résidence de création

La Compagnie Rêvolution dirigée par Anthony Egéa (France) a élu domicile pendant tout le mois de mars 2011 à l’Ecole des Sables. La pièce « Rage » en est le fruit ; elle réunit six danseurs issus du Gabon, Mali, République Centrafricaine, Burkina Faso, Union des Comores et Congo. Anthony Egea, inspiré par l’énergie et la danse métissée de ces danseurs, propose un travelling sur une AFRIQUE contemporaine où les scènes de vie s’égrainent. La Première est prévue le 2 février 2012 à Bordeaux.
Plateforme Danse

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A  l’initiative du Goethe institut de Dakar s’est tenue à l’Ecole des sables la plateforme de danse : Network Meeting Contemporary Dance of West Africa, réunissant desdanseurs, chorégraphes, pédagogues de différents pays de l’Afrique occidentale et centrale. L’objectif était de permettre à ces professionnels de se rencontrer  pour échanger, instaurer de nouveaux réseaux entre les artistes variés et de promouvoir la danse contemporaine en Afrique. Cette initiative a permis la rencontre des acteurs expérimentés et de ceux qui sont sur le chemin de l’émergence artistique et chorégraphique. Après un « Bilan et Perspective de la Danse Contemporaine depuis le lancement de la rencontre de la Danse en 1990. » les thèmes suivants ont été abordés: « Rapport entre l’Héritage et la Danse Contemporaine », « Définition ou Conception de la Danse Contemporaine », « Formation-Financement-Diffusion-Structure »,« Danse contemporaine et son public/ Pour qui dansons nous ? », « Rapport entre la Musique et la Danse ». Les moments de réflexion ont alterné avec desmasterclass.  La plateforme a été dirigée par Soleymane Coly de Côte d’Ivoire.
COMPAGNIE JANT BI
Tandis que « Waxtaan » a continué ses tournées à travers le monde : du 2 au 23 octobre 2010 au USA, en novembre 2010 et janvier 2011 en Allemagne, le Sénégal a accueilli en décembre 2010 la 3ème édition du Fesman, Festival Mondial des Arts Nègres. Un despoints culminants de cette manifestation hors norme a été la représentation de la pièce les  Ecailles de la Mémoire par les Cie Jant-Bi et  Urban Bush Woman (New York) au Théâtre Daniel Sorano de Dakar et à St Louis.
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Cette pièce s’est tissée à partir de la relation très étroite entre Jawole Willa Jo Zollar (Etats-Unis) et Germaine Acogny (France/Sénégal) et leurs compagnies respectives – les 7 femmesdes Urban Bush Women de New York et les 7 hommes de la compagnie JANT-BI. Elle développe les thèmes de la mémoire, la résistance et de l’amour et fait apparaître les liens entre afro-américains et africains.
FLY : Five First Ladies of Dance
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Germaine Acogny, Carmen de Lavallade, Dianne
Mcintyre, Bebe Miller et Jawole Willa Jo Zollar, grandes dames de la danse (entre 60 et 80 ans), ont repris leur voyage FLY à travers les Etats Unis en novembre et décembre 2010. Ce projet ,initié par 651 Arts à New York, a permis à ces artistes pionnières de la danse afro-américaine et africaine de présenter leur solo au cours d’une soirée partagée hors du commun.

Germaine ACOGNY : Songook Yaakaar (Affronter l’Espoir)
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Avec son nouveau solo, Songook Yaakaar, Germaine Acogny nous livre une parole sur l’Afrique, ses grandeurs et ses failles, sans détour ni violence, mais avec courage. Dans ce solo, dansé, parlé, engagé et universel, elle prouve qu’elle reste une aventurière prête au risque. Il a été présenté en Première à  la Biennale de la danse, Lyon / France en septembre 2010 et a été retransmis par Arte Live Web (toujours accessible sous forme d’extrait sur www.numeridanse.tv).

Une tournée européenne a emmené Germaine Acogny en Belgique dans le cadre du Cinquantième anniversaire des indépendances africaines dont elle a été la marraine, en Allemagne, en Italie, en France et bien sûr au Sénégal en juin dernier.
A VENIR

Un projet « culotté » à l’Ecole des Sables: la naissance de la Compagnie Jant-Bi femmeset une première création en cours ! Le pendant féminin de la compagnie Jant-Bi (uniquement masculine) a vu le jour début 2011 autour de l’implication de jeunes danseuses sénégalaises formées à l’Ecole des Sables sous le double regard de Germaine et Patrick Acogny. Nous sommes très fiers de préciser que 5 d’entre elles sont issues du village de Toubab Dialaw.
Après le succès international de Waxtaan, pièce chorégraphique pour 8 danseurs et 5 musiciens hommes, la collaboration entre Germaine et Patrick Acogny signe un nouveau défi tout en continuant l’exploration des danses patrimoniales. Le duo mère & fils propose  Afro-dites, kaddu Jigeen ! Une pièce mordante d’ironie, d’humour et d’amour sur la société urbaine sénégalaise.
Un regard décapant sur les coutumes, les habitudes quotidiennes, sur les paradoxes et contradictions africaines de la vie contemporaine. Afro-Dites, c’est l’histoire de 7 femmes sénégalaises qui prennent la parole, de leur regard sur la société, sur les hommes, la famille, l’immigration, les enfants, la religion, l’amour, le devoir. 7 femmes remplies de drôleries, de lucidité, de tristesse parfois, mais surtout pleines d’un formidable optimisme… 7 femmes qui partagent leur intimité, leur vulnérabilité et par là-même, nous montrent leur grande force et leur soif de la vie.
L’Afrique danse certes, mais elle sait se faire sérieuse, impertinente, drôle, surtout quand les femmes prennent la parole.
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Afro-dites, kaddu Jigeen !
Les partenaires de l’Ecole des Sables
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MESSAGE DES ÉVÊQUES DU SÉNÉGAL A L’OCCASION DE L’ELECTION PRESIDENTIELLE DE FEVRIER 2012

24 jan

Chers concitoyens,
1. L’élection présidentielle au Sénégal – dont le premier tour est fixé au dimanche 26 février 2012 – s’annonce déterminante pour l’avenir de notre pays.
Cette première élection, après la célébration de cinquante années de souveraineté internationale, est porteuse d’enjeux majeurs, qui suscitent un climat de tension particulièrement aiguë, avec des risques de débordements imprévisibles, si les différents acteurs ne savent pas raison garder.
Les défis à relever sont multiples et profonds. Ils sont, sans doute, le fait d’une crise mondiale multiforme qui n’épargne aucune Nation de la planète ; mais ils sont également, et surtout, celui d’une mal-gouvernance interne qui perdure depuis plusieurs décennies, marquée par une gestion des affaires de la cité sans horizon, partisane, sans souci des vrais besoins des populations.
Une telle forme de gestion a occasionné des dérives de tous genres, au nombre desquelles le recours à l’argent facile et à la corruption, au favoritisme et au laxisme, à l’accaparement de biens d’autrui, à la violence et à l’impunité, à la dépréciation des valeurs morales et au manque de respect de la personne humaine et de ses droits.
L’alternance, survenue en l’an 2000, et conduite par des partis politiques, soutenus par les populations, avait montré la forme de changement pacifique idéal, par la voie d’une élection libre, paisible et transparente, donc crédible et acceptée par tous.
C’est à la promotion de cette même forme de scrutin que nous, Evêques du Sénégal, appelons l’ensemble de nos compatriotes -tous acteurs confondus- pour que notre pays retrouve le rang d’exemple de démocratie, dans cette Afrique « de l’espérance », comme l’a qualifiée le Pape Benoît XVI, lors de sa récente visite au Bénin (18-20 novembre 2011).
2. En faveur de l’avènement d’un tel climat, nous plaidons pour le respect strict de l’esprit et de la lettre de la Constitution, gage de notre consensus national, qui garantit une bonne gouvernance, une bonne gestion de la chose publique et la paix ; mais aussi pour le respect de tous les textes portant sur la réglementation électorale.
Dans cette perspective, toutes les dispositions doivent être prises pour que le scrutin se déroule de manière régulière et que les organisateurs, à tous les niveaux, fassent preuve d’une conscience patriotique, d’un esprit de justice et d’une impartialité sans faille, afin d’éviter les contestations post-électorales sources de violence aux conséquences imprévisibles.

3. La paix est un bien précieux. Elle nous est donnée par Dieu. Et comme tout don de Dieu, nous avons la responsabilité de la faire fructifier. Dans la situation actuelle de notre pays, nous devons tous nous en préoccuper au plus haut point, pour que le Sénégal soit davantage un pays de paix, de cohésion sociale et de stabilité.
Sur ce plan, nous avons conscience de la richesse de notre vivre ensemble marqué, pour l’essentiel, par des relations harmonieuses entre citoyens sénégalais de tous bords, quelles que soient, par ailleurs, nos appartenances ethniques, politiques et religieuses.
Le socle sur lequel tout cela est bâti est la citoyenneté que nous garantit notre Constitution laïque. Celle-ci définit notre Etat comme non confessionnel, mais reconnaissant la valeur fondamentale de la religion dans la vie des citoyens, et respectueux des différentes communautés religieuses. Il nous faut, plus que jamais, asseoir solidement ces fondements de notre République laïque, pour donner toute sa place à chaque citoyen et lui permettre d’exercer pleinement ses droits et devoirs de citoyen sénégalais à part entière.
4. Au moment où certains de nos compatriotes veulent légitimement briguer le suffrage des Sénégalais, il nous faut rappeler que celui qui détient l’autorité jouit d’un pouvoir, qui n’est légitime aux yeux de Dieu que dans la seule mesure où il est exercé, non pas de façon absolue, mais en vrai « lieu-tenant de Dieu ». C’est Dieu qui donne le vrai pouvoir, le pouvoir qui garantit le bonheur qu’il veut, Lui Dieu, pour tout homme, le pouvoir qui sert et protège le pauvre, le pouvoir qui se soucie de promouvoir la justice, la solidarité et la paix.
Si les prophètes de Dieu ont dénoncé des écarts dans l’exercice du pouvoir, c’est parce qu’il existe un idéal de gouvernance qui est fait de sagesse et d’esprit de service de tous et surtout des pauvres, un idéal de gouvernance qui a l’injustice en horreur.
Ayons donc le grand souci de confier la conduite de notre pays à un Chef d’Etat qui sache s’entourer d’une équipe de bâtisseurs d’une société plus juste, des bâtisseurs qui promeuvent le bien-être pour tous et mettent leurs compétences au seul service de l’intérêt supérieur de la Nation.

5. Aux candidats, nous demandons de faire preuve de grande culture démocratique, d’esprit de service, de souci de vérité, de vision prospective pour l’amélioration des conditions de vie des populations, en excluant toute diatribe inutile à l’égard de leurs adversaires et toutes promesses démagogiques en direction des populations.
Aux électeurs, nous demandons de prêter une oreille attentive aux discours de tous les candidats, de les soumettre à l’examen critique de leurs programmes ainsi qu’au discernement selon la Parole de Dieu. Celle-ci nous oriente sur le chemin de la paix, par la promotion de la justice, de la solidarité et de la réconciliation.
A tous les détenteurs de cartes d’électeurs, nous demandons d’aller accomplir effectivement leurs devoirs de citoyens quoi qu’il leur en coûte, selon leur seule conscience, librement et en toute responsabilité, affranchis de toute pression morale, matérielle ou financière. Qu’ils portent leur choix sur un dirigeant qu’ils jugent intègre et sincère, un patriote avéré qui ait foi en son pays, une personne enracinée dans les valeurs fondamentales de solidarité, de partage, de générosité, de justice, de paix et soucieuse des vertus morales de vérité, de droiture, de probité, de dignité.
Aux organisateurs de l’élection, aux observateurs et aux arbitres, nous demandons avec insistance, que toutes les dispositions soient prises, à tous les niveaux et à toutes les étapes, pour que le scrutin se déroule d’une manière régulière, libre et transparente, afin que soit évitée toute contestation post-électorale pouvant porter préjudice à la paix sociale.
Face aux grands chantiers qui attendent le Sénégal, ces toutes prochaines années, dans les domaines économique et social, mais aussi dans ceux de la morale et de l’éthique, nous conviendrons que rien ne se fera sans un retour définitif de la paix dans la partie sud du pays, en Casamance, région victime d’un conflit armé depuis trois décennies.
Pour ce faire, nous vous exhortons tous à la prière, et à l’écoute de la Parole de Dieu, mais surtout à mettre celle-ci en pratique. Ainsi éclairés par le Dieu de Paix, nous nous engagerons personnellement et collectivement à bannir toute forme de violence, et à créer les conditions d’une paix juste et véritable. La paix est toujours une tâche qui incombe à notre responsabilité, et sa construction nous engage tous. La prière seule ne suffit pas ! Ce sont et la prière et notre détermination à marcher sur les chemins du droit, de la vérité et de la justice, qui garderont notre pays en paix avec le secours de Dieu.
Assurément, si nous nous convertissons, et si nous nous appliquons à faire la volonté de Dieu, Dieu nous bénira. Il nous aidera à choisir le meilleur Chef d’Etat qui fera, avec tout le peuple, prospérer le Sénégal.
Tel est l’objet de notre prière que nous continuons de confier à Marie, Notre Dame de Poponguine, Reine du Sénégal.
« Notre Dame de Poponguine, Mère du Christ et Mère des hommes, obtiens de Dieu pour nous et pour ceux qui sont appelés à nous gouverner, la lumière et la force nécessaires à la promotion de la paix, de la prospérité et de la justice, ainsi que la concorde à l’intérieur du Sénégal et l’entente avec les autres peuples. Amen ! »

Fait à Mbour, le 11 janvier 2012

Les évêques du Sénégal

Card. Théodore Adrien SARR, Archevêque de Dakar
Mgr Jean Noël DIOUF, Evêque de Tambacounda
Mgr Jean Pierre BASSENE, Evêque de Kolda
Mgr Benjamin NDIAYE, Evêque de Kaolack
Mgr Ernest SAMBOU, Evêque de Saint Louis
Mgr Paul Abel MAMBA, Administrateur Apostolique de Ziguinchor
Mgr Alexandre MBENGUE, Administrateur Apostolique de Thiès(See attached file: Message des évêques du Sénégal a l’occasion de l’élection présidentielle de février 2012.doc)

Aux candidats déclarés, les évêques les incitent à «faire preuve de grande culture démocratique, d’esprit de service, de souci de vérité, de vision prospective pour l’amélioration des conditions de vie des populations en excluant toute diatribe inutile à l’égard de leurs adversaires et toutes promesses démagogiques en direction des populations».

En marge de leur face à face avec la presse, les évêques ont évoqué dix commandements à l’intention de tout électeur.
De prime abord, l’électeur doit voter selon sa conscience. Il doit respecter le choix des autres citoyens. Il doit chercher à mieux connaître chacun des candidats en vérifiant s’il est honnête, juste compétent, capable de gérer la nation pour le bien de tous.

L’électeur doit chercher à connaître les solutions que chaque candidat entend apporter aux problèmes des Sénégalais. Il ne doit pas vendre son vote pour un sac de riz, du sucre ou de l’argent. Il ne choisira pas les candidats qui prônent la violence ou menacent les autres. Il n’élira pas de candidats corruptibles, corrompus ou corrupteurs. Il ne choisira pas un candidat simplement à cause de sa religion, de son ethnie, de son appartenance familiale ou de sa popularité. L’électeur choisira le candidat qui est plus respectueux des valeurs morales. Il choisira le candidat qui aime le plus son pays et qui est déterminé à le servir et non à s‘en servir.

 

LE KOSOVO, DANS LE CONCERT DES NATIONS

09 août

LE KOSOVO, DANS LE CONCERT DES NATIONS

Le Kosovo vient de proclamer, ce dimanche 17 février 2008, de manière unilatérale son indépendance. Cette décision, longtemps attendue, est présentée comme inéluctable après l’échec programmé des discussions entre Belgrade et Pristina. Parviendra-t-elle à calmer les tensions engendrées par le statu quo qui prévaut depuis l’instauration du protectorat international en 1999, ou ne risque-t-elle pas, au contraire, de rallumer tous les brasiers mal éteints de la région ? Et que sera le Kosovo de demain, « indépendant » mais sous contrôle, et sans aucune perspective économique viable ? Durant deux années, le gouvernement serbe et les autorités albanaises du Kosovo ont mené des « négociations » qui, par bien des aspects, n’ont été qu’un théâtre de faux-semblants. D’entrée de jeu, les Etats-Unis avaient fixé les règles, en déclarant que l’issue — l’indépendance — était inéluctable. Alors que cette option était et demeure inacceptable pour Belgrade, aucune tentative réelle de dégager un compromis n’a jamais été entreprise. Pour sa part, la Serbie avait fondé toute sa stratégie sur le soutien de la Russie et sur les principes du droit international, réclamant le respect de la résolution 1244 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui reconnaît explicitement la souveraineté serbe sur le Kosovo. D’après les dirigeants de Pristina, la proclamation d’indépendance du Kosovo est censée résulter d’un processus « concerté » avec les principaux acteurs de la scène internationale. Pourtant, la cacophonie semble l’emporter. En effet, l’Union européenne est profondément divisée sur le sujet. Certains de ses Etats membres (l’Espagne, la Grèce, Chypre, la Roumanie et la Slovaquie) n’envisagent pas de reconnaître immédiatement l’indépendance du nouvel Etat, même s’ils ne devraient pas s’opposer à l’envoi de la mission européenne Eulex, qui reprendra une partie des compétences détenues depuis juin 1999 par la Mission des Nations unies au Kosovo (Minuk), notamment dans les domaines de la police et de la justice. Pour mieux saisir les dimensions de cette action, allez sur le lien « Un nouveau pays au monde », documentation de MANIÈRES DE VOIR du Monde Diplomatique.

 
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LA CULTURE QUI NOUS UNIT

09 août

LA CULTURE QUI NOUS UNIT

Nous sommes liés les uns aux autres par ce que nous avons de plus précieux, notre culture. Cette immense réserve de références, de pratiques, d’expériences qui transcendent les idéologies, les périodes, les situations, l’histoire, les événements et nous permet de nous retrouver, de nous recréer, de nous identifier. La culture est la somme d’émotions profondes, de sentiments, de je ne sais quoi d’immatériel, un combiné de l’essence humaine en sa substance pure à laquelle nous nous identifions, notre fonds commun d’appartenance au delà de nos différences

 
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UN CENTRE CULTUREL METROPOLITAIN OUVERT SUR LA DIVERSITÉ

09 août

UN CENTRE CULTUREL METROPOLITAIN OUVERT SUR LA DIVERSITÉ

État de situation

Centre communautaire et culturel chinois de Montréal

Un très bref historique est nécessaire.

En effet, c’est depuis septembre 1984 que la Ville de Montréal a cédé au Centre uni de la communauté chinoise de Montréal (Montreal Chinese Community United Centre : MCCUC), un immeuble, sis au 1086 de la rue Clark, par bail emphytéotique d’un terme de 65 ans, au loyer symbolique d’un dollar par an.  Désormais le Centre a une nouvelle adresse le 1088, Clark, un symbole d’une ère nouvelle.

Lors de la dernière campagne électorale, comme candidat à la mairie, le maire de Montréal, Gérald Tremblay, a pris l’engagement de régler ce dossier en trouvant une solution qui permette  aux forces vives de la communauté chinoise, avec l’appui de l’administration de la Ville de Montréal, de réaliser au cours du premier mandat le Centre communautaire et culturel.

En 2001 et 2002, les efforts ont visés (essentiellement avec Mme Francine Sénécal, alors responsable au CE, qui a pris part aux 17 rencontres sur le dossier), de concert avec le MCCUC, à établir avec les services centraux de la Ville, dont en particulier la Direction des affaires interculturelles et ceux de l’arrondissement Ville Marie, ainsi que le comité exécutif, les conditions de succès pour la relance du projet.  Ces démarches ont permis l’élection d’un nouveau conseil d’administration de l’organisme qui regroupe les représentants des principales constituantes de la communauté.  Ainsi ont été établies des méthodes d’une saine gestion de toutes les composantes techniques, financières, sociales, politiques et administratives.

Le 10 janvier 2003, nous avons participé, lors de la fête marquant le nouvel an chinois, à la cérémonie d’entrée en fonction du 12e conseil d’administration du Centre uni de la communauté chinoise de Montréal, sous la direction de M. Jun Kun Wong.

Au printemps 2003, précisément le 24 avril 2003, le maire de Montréal a annoncé, au nom du comité exécutif (CE du 16 avril 2003), la décision de l’administration municipale de procéder, dans les meilleurs délais, à la construction du centre communautaire dans le quartier chinois.  La réalisation de ce projet qui stagnait depuis 1984, permet de répondre à d’importants besoins exprimés par les membres de la communauté chinoise de Montréal.  La Ville a octroyé au projet 3, 840 millions de dollars, près de 4 millions.

Les objectifs.

Les objectifs identifiés que la Ville souhaite atteindre, avec l’ensemble de la communauté en appuyant la construction du Centre communautaire et culturel du quartier chinois, étaient et sont  encore de :

-    dynamiser l’activité économique, sociale et culturelle de la communauté chinoise dans le quartier chinois;

-    créer un lieu d’échanges entre la communauté chinoise et l’ensemble de la communauté montréalaise, notamment une dynamique de la diversité par des liens avec toutes les autres communautés;

-    faire de Montréal un exemple, le quartier chinois de Montréal est devenu un attrait touristique reconnu tant dans l’industrie touristique montréalaise que dans la communauté chinoise nord-américaine, ainsi que par les visiteurs venant des autres continents;

En matière de politique culturelle,

-    ce lieu dédié en priorité aux activités des personnes et des organismes de la communauté chinoise, a une envergure plus large.  Une des missions du centre est ancrée dans sa vocation vraiment métropolitaine et interculturelle.

-    le Centre communautaire et culturel doit réussir à développer une programmation en ce sens, ouverte sur l’ensemble des communautés et sur la société montréalaise.

En ce qui concerne le développement économique,

-    le Centre communautaire et culturel aidera à dynamiser la trame urbaine du quartier de par sa localisation au cœur de l’arrondissement central de la Ville de Montréal, l’arrondissement Ville-Marie.

De manière plus large

Les responsables de l’arrondissement Ville-Marie, les représentants du Service du Développement culturel de la qualité du milieu de vie et de la diversité ethnoculturelle, dont la Direction des affaires interculturelles, sont engagés ainsi auprès de la communauté dans une démarche à long terme avec les principaux partenaires et les responsables du Centre communautaire et culturel Chinois de Montréal.

Ce travail de longue haleine est illustré par la présence de manière régulière de Yves Alavo, conseiller aux affaires intercultuturelles, depuis janvier 2001, aux 59 activités, événements, rencontres de travail et de concertation des comités et des organismes voués au développement et à la mise en valeur du quartier chinois comme éléments du développement du centre ville de Montréal.

La situation actuelle est en évolution

Inauguré le 12 novembre 2005, le Centre communautaire et culturel chinois de Montréal, vit actuellement une phase importante de son évolution dont une part du règlement passe par la volonté de l’administration de favoriser la réalisation des objectifs identifiés.  En effet, l’examen de la programmation comprenant des cours, des activités, dont les expositions et les conférences, prévue pour 2006, est inquiétant car il marque une fermeture affichée par les responsables actuels sur la communauté.

Les investissements que la Ville a fait des fonds publics dans ce Centre imposent une responsabilité dans la manière utilisée par l’actuel conseil d’administration pour la gestion des ressources humaines, la gestion financière et les choix en ce qui concerne les équipements spécialisés de haute technologie, les salles, les contenus de programmation.  Il y a pour ces équipements collectifs de grande valeur (salle multifonctionnelle, espaces d’exposition, salles de cours, bibliothèque) une vocation d’utilité publique, une exigence de répondre aux besoins des citoyens de l’arrondissement et de l’ensemble de la Ville.

 
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