Plus que tout autre niveau de partage et de gestion, comme d’administration et de vie civique et politique, le municipal est celui qui est le premier lieu d’interaction et de dialogue entre citoyens et celles et ceux qui les représentent, les élus.

Il devrait y avoir une manière directe pour nous citoyens et citoyennes de nous identifier à notre gouvernance de proximité, à l’administration de première ligne et de services tels que l’habitation, le transport, la sécurité, les bibliothèques, la culture accessible, la gestion des ordures et celle de l’environnement en général (parcs, nature en ville, aménagement, urbanisme, terrains industriels, zones résidentielles).

Un sentiment d’appartenance actif et fécond, dirions-nous, c’est essentiel dans les rapports qui se créent et se développent entre les personnes des divers milieux de vie et celles et ceux qu’ils élisent tous les quatre ans. Ce sentiment est la première pierre de l’édifice de la citoyenneté effective indispensable à toute démocratie saine. Pour exister, il est nécessaire que les élus soient au moins, comme la fonction publique municipale, représentatifs de la population qu’ils servent. Nous avons coutume de dire que

la Ville, comprise comme administration et corps politique est, dans son essence, une entreprise au service des citoyens et des citoyennes.

Comme il est important que nos services comme municipalité soient toujours plus accessibles et qu’ils soient livrés avec souci d’équité, ce deux objectifs sont les plus difficiles à atteindre. Comment alors comprendre que le troisième pilier de la vie municipale, la diversité, soit celui qui fasse le plus problème? Pourtant des trois piliers, la diversité est celui qui existe en abondance. Comme ville cosmopolite depuis des années, Montréal a parmi ses atouts principaux, la diversité. Il est dans les normes de base que, tant au Conseil municipal qu’au sein de l’administration, il y ait une représentativité de fait, réelle et objective.

Nous souhaitons que l’exercice de civisme que sont les élections, permette vraiment une meilleure représentativité au sein du futur Conseil de ville. Cette situation, si elle se concrétise, sera en mesure de donner le ton à une représentativité plus effective dans la composition du corps administratif car il existe désormais depuis les années 80 un bassin important de compétence de Montréalais, de Québécois de toutes origines, dans presque tous les secteurs d’emploi. Vivement que nous puissions mettre au service de toutes et tous les citoyens ces compétences qui sont à notre portée et qui feront la différence pour que Montréal puisse, enfin, profiter de son immense potentiel humain de qualité exceptionnel.