MING J. SHYR

Son éducation, ses études, ses voyages, l’ampleur de son registre de compréhension et de maîtrise des langues (Taïwanais, Mandarin, Japonais, Anglais, Français), ses compétences d’interprète, de négociatrice, d’animatrice d’équipe, de chef de file, de conceptrice, en font une personne exceptionnelle. Après des études au Lycée de Hualien à Taiwan, elle est admise (1975) à l’Université Seinan Gakuin de Fukuoka au Japon, où elle achève de brillantes études (baccalauréat, licence) en langue anglaise en 1979. Quelques années plus tard en 1985, après de longues et très sélectives épreuves, elle réussit le Certificat d’interprète simultané (japonais/chinois) de l’Ecole d’interprétariat simultané international de Tokyo et deux ans plus tard (1987), à trente ans, elle est reçue avec les honneurs comme maître d’enseignement de la langue japonaise à l’Institut Nihongo de Tokyo. Elle travaille comme interprète et aussi comme professeur de Chinois au Japon, « C’est le seul métier où il n’y a pas de discrimination entre hommes et femmes ».

En 1988, en France (Grenoble), elle enseigne le Japonais et réussit un certificat en Français (1989), elle retourne au Japon où elle travaille comme interprète (chinois/japonais/anglais/français) pour une agence immobilière dont elle développe le réseau de vente (1990-1991) et arrive à Montréal en 1991. Traductrice et rédactrice pour de nombreuses firmes, conseillère linguistique et culturelle pour l’industrie cinématographique, elle est au Jardin de Chine du Jardin botanique depuis 7 ans, responsable de la gestion, conceptrice, négociatrice des ententes internationales, responsable des campagnes de financement de la Société du Jardin de Chine.

Allez visiter le Jardin de Chine au Jardin Botanique de Montréal. L’ensemble des pavillons brille par son authenticité et son raffinement architectural. Chaque objet est mis en scène, expliqué, interprété et les expositions successives, saisonnières ou ad-hoc, sont accessibles, mise en oeuvre avec méthode et, à la fois fidèles à la grande Tradition de la Civilisation chinoise dans les détails, et pourtant d’une convivialité surprenante. Ce tour de force, Ming J. Shyr refuse que nous le lui attribuons, « C’est une réalisation d’équipe » ponctue t-elle constamment durant notre rencontre. Elle est généreuse au travail, le public est respecté dans toutes les opérations, elle donne sans compter. Elle a réussi un véritable record Guiness : en une semaine elle est allée en Chine au Yunan, elle seule pouvait faire cette prouesse, a trouvé, négocié et acheté des centaines de bambous qui sont arrivés au Jardin dans des « containers ». La maison de bambous ainsi que le chemin balisé de bambous géants sont désormais partie intégrante du Jardin de Chine, le plus complet et nous osons le dire, le plus extraordinaire de tous ceux qui existent hors du territoire de la Chine.

Ming J. Shyr est présente dans la communauté, elle a toujours vécu avec une conscience aigüe des injustices. La réalité de la discrimination et des préjugés qui créent des barrières entre les personnes de toutes origines et les effets du sexisme qui contraignent les femmes dans des rôles subalternes et les marginalisent dans la vie publique la révoltent et expliquent une part de son action sociale. Souvent elle entend dire « Les asiatiques sont tranquilles, ils n’ont jamais de problèmes. Je dis oui, mais si on ne parle pas cela ne veut pas dire que nous n’avons pas de voix. J’ai constaté ces jugements des autres en France. En arrivant ici j’ai beaucoup aidé les femmes à s’exprimer plus ». En y regardant de près, Ming a pris conscience à 17 ans au Japon de la pesanteur des injustices « C’est la première fois que je réalisais d’abord qu’il y a une différence culturelle et qu’il existe de la discrimination. A Taiwan, il y a une discrimination envers les peuples autochtones, mais je n’en n’étais pas consciencte. Au Japon, les femmes n’ont pas beaucoup de place, tout d’un coup j’ai perdu certains privilèges d’être une femme. Ce fut le point de départ de mon engagement pour les femmes ».

L’inspiration de son action auprès des femmes Ming l’a d’abord puisée chez sa mère. « Pour moi l’indépendance économique et morale d’une femme c’est important. C’est ma mère qui me l’a fait comprendre ». Mariée au début des années 80 au Japon à un universitaire Français, père de ses deux enfants qui ont aujourd’hui 19 et 17 ans, « J’ai vécu, de la part de mon frère un rejet parce que je me suis marié avec un Blanc. Le fait que je puisse aller étudier au Japon était un grand privilège et je ne pouvais pas faire honte à la famille en dérogeant aux normes, même si mon ex-mari était un professeur d’université ». Elle explique son paradoxe « J’ai réalisé que j’appartiens à une génération perdue. D’une certaine façon je rejetais ma culture et j’étais attirée par les autres cultures, musique, littérature ». Nous savons qu’elle possède sa culture et qu’elle en est fière et la partage avec le monde entier.

Etre autonome économiquement, forger sa personnalité à l’aulne des valeurs de respect et de dignité sans compromis. Elle sensibilise, grâce à des ateliers de formation qu’elle anime, les fonctionnaires de la santé, du monde de travail dans divers secteurs professionnels, aux axes, aux valeurs, aux principes et aux réalités des cultures orientales et principalement de la Civilisation et de la psychologie des Chinois. Concrètement elle est fière du guide qu’elle a « bâti » sur la violence conjugale au sein de la communauté chinoise. Elle agit comme personne-ressource, aide et référence auprès des femmes en difficulté.

Une des contributions les plus significatives de Ming J. Shyr ce sont les séries d’émissions hebdomadaires à Radio Centre-Ville, une station multilingue de Montréal au 102,3 en modulation de fréquence (FM) dont la qualité de présence et de service public est sans conteste supérieure à tout ce qui se diffuse, en dehors du réseau communautaire, sur les ondes au pays.

Ming agit, elle édifie des ponts, non seulement entre la communauté d’origine chinoise de tous les horizons, mais encore entre les composantes de la société nationale et aussi sur le plan international. Ming s’est surtout fait remarquer par son rayonnement international, mais le local et l’importance des relations interpersonnelles lui tiennent à coeur. Elle a soif de connaissances. Rebelle de nature, elle explore des espaces mouvants et en expansion avec cette puissante énergie de la liberté qui caractérise les nomades.

JANET LUMB

Janet Lumb est d’abord une animatrice sociale, femme fortement engagée, de tous les combats sociaux, aux barricades pour faire reconnaître la dignité des jeunes de la rue, au front pour l’égalité entre hommes et femmes et de tous les groupes pour la vitalité des caractéristiques interculturelles de nos grandes cités. Co-fondatrice du Festival du Patrimoine asiatique, Janet Lumb rassemble, travaille avec les forces vives de la communauté chinoise et fait advenir les changements de comportements. Elle est vive, impatiente, « Je suis passée de la révolte, de la colère, à la croyance ». Janet a découvert l’ampleur de l’action et la profondeur des révolutions humaines que l’on peut opérer en passant par « la vulnérabilité des êtres ».

Musicienne réputée pour ses talents d’instrumentiste, notamment sa maîtrise du saxophone, les trois (soprano, alto et ténor), Janet Lumb est pourtant une importante « activiste » dans la lutte pour le respect des droits de la personne, une militante de première ligne pour la reconnaissance des droits des femmes et une de nos meilleures éducatrices spécialisées auprès des jeunes ayant des limitations intellectuelles et physiques. Comme elle aime le dire Janet Lumb « porte de nombreux chapeaux« .

Ces dix dernières années plus de vingt musiques de films vidéo, de films, de documentaires, d’émissions de télévision les plus remarquables : Moving the Mountain, Power of the North, Foreign Ghosts, Under the Willow Tree-Pioneer Chinise women in Canada, Seducing Maarya, Who is Albert Woo?, Made in China. Elle a joué en spectacle dans les salles les plus réputées de Montréal, fait des shows aux États-Unis et en France, au Portugal, notamment avec Assar Santana lors du lever de rideau l’été 2000, du spectacle de Myriam Makeba au Spectrum.

Plus de deux décennies de travail communautaire «Ma fierté va plus au travail que j’ai fait pendant plus de 15 ans avec les jeunes délinquants, comme éducatrice à Vancouver ainsi que ma contribution aux enfants autistes, l’engagement communautaire à Montréal pendant six ans avec ces jeunes dans le Centre Giant Steps. J’ai vécu avec ces enfants des moments miraculeux ». Son regard s’éclaire de cette lumière d’ailleurs, elle s’exprime avec passion car elle a toujours choisi l’insécurité et le don aux plus démunis plutôt que le confort des bureaux des administrations. Nous découvrons la face autre de Janet Lumb, elle fait respirer sa conscience, la musique est un lien avec le cosmos. Elle a une fringale de l’action, elle crée, compose des musiques surtout pour des films, des émissions de télévision, enregistre des disques avec des « bands » et des orchestres, du rock au jazz, en passant par tout ce qui peut y avoir de moderne, de rythmes du monde (Afro-brésilien).

Elle s’épanouit dans l’utopie pure comprise comme résultat du détachement matériel et enfantement de créations jallies du chaos. La pureté des orfèvres de l’âme, elle médite dans sa foi bouddhique elle l’adepte du KUNG FU, experte et pratiquante des arts dit « martiaux », la voici au piano ou à la guitare pour mettre au monde la musique de la « Marche mondiale des Femmes 2000 » qu’elle a joué sur scène sur le parvis du siège des Nations-Unies à New-York. Elle a vécu lors de cet événement, une synthèse de ses foyers d’engagement : la musique à travers le Harlem Gospel Choir, le syndicalisme via les Teamsters et le travail de la rue par le service d’ordre des Guardian Angels.

Humour de ce constat plein de génie d’une montréalaise née en Ontario, ayant travaillé auprès des jeunes autistes à Vancouver et à Montréal, notamment avec Giant Steps, Janet Lumb doit son sens communautaire et son dévouement social à sa mère Jean Lumb. Jean Lumb, la mère suprême. Seule femme parmi le Comité des Chinois (que des hommes) qui a travaillé pour que le gouvernement canadien reconnaisse les torts causés aux Canadiens d’origine chinoise. Femme de caractère et d’engagement, mais aussi, Janet Lumb dit qu’elle a une dette envers Malcom Guy, un travailleur social, qui demeure pour elle un modèle de détermination.

Femme entière dans ses engagements personnels et sociaux, Janet Lumb développe son « Moi total » dans l’intégrité, elle met l’accent sur l’éthique et structure sa pensée comme son action, autour des principes de la vérité. Janet est en harmonie avec elle et les autres car elle met au monde, tant à travers sa création artistique que grâce à son action sociale, des moments de magie.

Dr. YOSHINORI TAGUCHI

Spécialiste en urologie, docteur en immunologie et en biologie de la transplantation depuis trente et un an (Ph.D de l’Université McGill), Dr Taguchi, Yosh, pour les amis, enseigne la chirrugie, spécialité en urologie, à l’Université McGill et pratique avec le titre d’urologue senior dans les hopitaux Général Juif, Général de Montréal et Royal Victoria. de 1992 à 1998 il fut le directeur du Programme d’Urologie de l’Université McGill à Montréal, il est un des spécialistes mondiaux du traitement du cancer de la prostate. D’origine japonaise, le Dr Taguchi fait partie des personnalités, peut-être méconnues du grand public, mais qui font de manière solide, la renommée internationale de Montréal.

Membre de la Royal Society of Art, le Dr. Taguchi fait autorité dans son domaine, membre de l’American Urological Association, de la Canadian Medical Association, de The Writers’ Union of Canada, du Royal College of Physicians and Surgeons. Il est membre de nombreuses autres sociétés scientifiques et a dirigé des étudiants en maîtrise et d’autres dont les recherches ont reçu des prix, notamment celle de Prahant Mehta « Etude expérimentale sur le rat de l’effet de mise en relief de l’urographie grâce à la dopamine », premier prix du concours de thèses des résidents et premier prix de l’Association canadienne d’urologie en 1987.

Sur une carrière de près de quarante années, dès l’âge de trente deux ans (1965), Dr Taguchi est remarqué par la qualité de ses recherches, il reçoit des prix pour l’originalité de ses publications (depuis 1963, il a dirigé et signé de nombreux articles spécialisés et supervisé la rédaction de publications importantes) et ses contributions exceptionnelles à l’avancement de la science dans le champ de l’urologie, principalement du traitement du cancer de la prostate : premier prix de l’American Urology Association/section du Nord-Est (1965), premier prix de la Canadian Urology Association (1966), conférencier au premier Congrès de la Société de transplantation à Paris en 1967, prix du médecin canadien de l’année en 1979.

Vedette, Dr Taguchi l’est à d’autres titres, comme chroniqueur (medical columnist) dans le Globe and Mail « Dr Josh » de 1980 à 1990. Depuis 1989, il est présent dans le Canadian Who’s Who, producteur d’un documentaire d’une heure « Le cancer de la prostate, cauchemar des hommes » pour le Canal Découverte en 1995. Il est un des acteurs du film No du réalisateur Robert Lepage en 1998, gagnant du prix du meilleur film canadien au Festival international du film de Toronto. « Private Parts : an Owner’s Guide », publié en 1988 par les éditions Mc Clelland and Stewart, un best seller canadien, qui ne cesse depuis dix ans d’être traduit (Japonais, Français, Espagnol, Russe, Anglais britanique, Américain, Chinois), connaît un succès d’édition sur tous les continents.

Dr. Yoshinori Taguchi est souvent sollicité par les médias à cause de ses talents de grand vulgarisateur, de son humour et de cette sagesse des savants qui sont humbles, accessibles et généreux, il écrit pour des revues spécialisées Canadian Journal of Surgery, Men’s Health, The Montreal Gazette, Châtelaine…

Professeur invité et conférencier surtout en Europe et en Asie (Chine, Japon, Thailande, Pakistan), il a été aux Etats-Unis (Nouvelle Orléans), depuis le début des années 80, faisant souvent la tournée des grandes universités et participant aux congrès de spécialistes en urologie.

Dr Taguchi est reconnu pour ses travaux sur le cancer de la prostate, l’incontinence, la stérilité et les disfonctions sexuelles et les aspects portant sur les liens avec l’immunologie et la pharmacologie. Il a siégé pendant 10 ans (1985 à 1995) sur le conseil d’administration de l’Association nationale des Canadiens d’origine japonaise. Marié à Joan Ann Hogan, père de quatre enfants aujourd’hui adultes (Kathleen, Edwin, Jocelyn, Carolin), le Dr Taguchi est connu pour son sens de l’humour, son enthousiasme et sa capacité de travail purement phénoménale.

PHAM HUU VINH

Parmi les témoins actuels, promotion 2001, Pham Huu Vinh est celui dont, tous ici, sont des admirateurs. Admirateurs de son cheminement et de sa simplicité, de son parcours remarquable. Le voir en début de journée dans l’embrasure d’une porte qui donne sur la rue ou dans le portique d’un édifice public sur la rue Lajeunesse où se retrouvent les seniors pour des activités socioculturelles, il esquisse avec grâce et souplesse, force et précision, les gestes du Tai Chi. C’est la vision de cet homme qui inspire à cause de sa hauteur de vue, de son sens de l’histoire, du respect qui émane de lui, regard vif et propos du sage qui a le recul nécessaire, l’expérience et la dimension d’un « Grand ».

À 23 ans, en 1940, agent technique des travaux publics, il travaille, jusqu’en 1943 pour le gouvernement colonial de l’Indochine (Circonscription de l’Hydraulique agricole et de la navigation du Sud de l’Indochine). Chef de chantier, il supervise le creusement de plus de 100 Km de canaux, le drainage du casier tonkinois, construit un système d’irrigation et de lutte contre l’avancée d’eau salée de mer dans les casiers rizicoles. Il réalise des études sur la propagation des crues du Mékong, un des plus grands fleuves du monde, dans la plaine des joncs du sud de l’Indochine couvrant une superficie de plus d’un million d’hectares dans la province de Gocong, grâce à des barrages de terre et des écluses.

En 1944, il sort de l’Ecole supérieure des travaux publics (TP) de Hanoï, avec le titre d’ingénieur civil, il passera plus de trente ans au service du gouvernement vietnamien. Pendant six ans, jusqu’en 1950, le gouvernement d’alors est celui de la Cochinchine, Vietnam. Pham Huu Vinh, chef de subdivisions est responsable de la construction et de l’entretien de centaines de kilomètres de routes et de nombreux ponts de toute nature. Brillant, chef de file qui sait motiver les employés dont il a la responsabilité, il gravit progressivement les échelons de la fonction publique : directeur administratif à divers niveaux, (arrondissements, provinces), puis il est nommé directeur du contentieux, chargé de la préparation des lois au ministère de tutelle.

De 1950 à 1972, il assume de nombreuses et importantes responsabilités, dont : le contrôle de la production et de la distribution de l’électricité et de l’eau potable, administrateur du Port de Danang et de l’électricité du Vietnam, représentant du Vietnam au Comité international du Mékong. Puis, pendant 9 ans, il est directeur de l’aviation civile et administrateur de la compagnie aérienne AIR VIETNAM et les dix années suivantes, il est secrétaire général du Ministère des Travaux Publics et vice-ministre, sous-ministre, comme nous disons ici.

La guerre déchire son pays, partir devient la seule issue pour Pham Huu Vinh, un parcours international se façonne, riche, fait d’engagement, de compétence au service, de 1972 à 1974, de l’ONU. Il est représentant-résident adjoint du PNUD en Haïti, chargé des programmes d’aide au gouvernement haitien, chargé de liaison avec les directeurs de projets, les équipes des agences spécialisées du système des Nations Unies et des missions d’aide bilatérale. Il maîtrise trois langues : le Vietnamien, le Français et l’Anglais Afin de se perfectionner et d’élargir son registre, surtout ses habiletés de gestion des entreprises, Pham Huu Vinh est à Montpelier en France au cours de l’année 1974-1975, de nouveau étudiant à l’Université des Sciences et Techniques de Gestion des entreprises (Institut de préparation aux affaires). Un troisième temps d’expansion et de nouveaux horizons s’ouvrent à M. Pham Huu Vinh, il arrive au Canada, à Montréal, au Québec, ce sont les vingt-six années de plein rayonnement international, d’autres continents à conquérir.

Doté d’un capital d’expérience incomparable, Pham Huu Vinh trouve au Canada, à Montréal, un champ nouveau pour l’expression de son savoir-faire en oeuvrant au sein de groupes d’ingénieurs-conseils. De 1975 à 1978, il est inspecteur de chantiers puis administrateur des bureaux avec les architectes-conseils de PGL International, responsable de la gestion administrative du projet d’extension de l’Ecole Polytechnique de Thiès (Sénégal), responsable de la direction des bureaux du Groupe PLG / LGM sur place dans la capitale sénégalaise, Dakar.

De 1978 à 1984, avec SNC, il agit à titre d’ingénieur-conseil, chef de l’administration et des finances du chantier de construction de la fonderie de Rouiba (Algérie), pour la SONACOM (coût 200 millions de $). Il va toujours sur le terrain, cette fois en Côte d’Ivoire pour le projet Centre Araignée. Il rédige les procédures de contrôle des finances des chantiers ainsi que les protocoles administratifs. Pour sa dernière mission avant la retraite, Pham Huu Vinh est détaché par SNC auprès du PNUD (Programme des Nations-Unies pour le développement) pour l’élaboration des procédures administratives nécessaires au contrôle financier d’un projet de développement agricole en Haïti, financé par le Fonds international de développement agricole (FIDA).

Son engagement civique, citoyen et communautaire s’est fait par l’intermédiaire de la reconnaissance professionnelle qu’il a mérité : président de l’Association des Ingénieurs et architectes du Vietnam, président de la Jeune Chambre Internationale du Commerce de Saïgon (JCIC), président de la Fédération de badminton du Vietnam, président de la Commission de discipline de la Fédération de football, fondateur et président de l’Association du tourisme du Vietnam, président de l’Amicale des anciens élèves de l’Ecole Supérieure des TP du Vietnam, membre fondateur du Lion’s Club de Saïgon et président de l’Association des Vietnamiens à Montréal.

Il a obtenu la Médaille d’or du Million d’éléphants et du Parasol blanc du Royaume du Laos, avec grade de Commandeur, la médaille de la Coopération de la République de Corée pour son esprit de coopération internationale. Il a été décoré des médailles de première classe pour l’administration publique et pour les travaux publics du Vietnam, ainsi que de la médaille d’Honneur et du Mérite.

Retraité, conseiller, membre des clubs de l’âge d’or, Pham Huu Vinh est instructeur bénévole de Tai Chi afin d’aider les séniors à améliorer leur santé. Il est responsable des affaires culturelles de l’Association bouddhique vietnamienne et membre fondateur de la nouvelle Caisse populaire Desjardins Champlain à Brossard. Son autorité morale, sa vaste expérience, ses qualités humaines et intellectuelles font qu’il est à la fois respecté et qu’il demeure, à cause de son charme contagieux, proche des gens.

BING YING (MIRANDA) LIM

Tous les honneurs, des bourses d’études, des prix au Collège Dawson et à l’Université (Université McGill). Des études en gestion, diplômée en génie informatique, toujours à la fine pointe des inventions et des innovations, Bing Ying Lim fait partie des meilleurs parmi nos jeunes génies. Elle parle le Mandarin, le Cantonais, le Français et l’Anglais. Elle se fait remarquer aussi en théorie musicale, remporte des prix lors de concours de piano, l’instrument qui l’aide à conserver un équilibre psychologique dans sa vie pleine et organisée. Tout lui réussit, elle est engagée, c’est elle qui coordonne le département des bénévoles du Service à la famille chinoise du Grand-Montréal (SFCGM).

Miranda Lim, pour les amis, fut aussi précoce dans sa façon de prendre conscience des enjeux sociaux. Arrivée à Montréal, venant de Hong-Kong, avec ses parents et son frère aîné, elle étudie dans une école secondaire francophone (elle y est entrée en 3e année) après avoir appris le Français durant un an dans une classe d’accueil. Elle brille ensuite par ses résultats en sciences pures au Collège Dawson et en génie informatique à l’Université McGill. Toujours remarquée grâce à ses exploits académiques, elle a été repérée par la directrice générale du Service à la Famille chinoise lors d’activités communautaires, notamment au profit des aînés. Miranda Lim est généreuse, « J’aime aider les personnes dans le besoin. Savoir que la vie de quelqu’un a été améliorée grâce à mon action, comme rendre visite aux aînés de la communauté chinoise, me comble de satisfaction. Nous avons tous besoin d’amour, je veux, à travers mes engagements sociaux, laisser des traces inoubliables de présence dans la vie des autres. Une manière d’assurer la pérennité de l’amour dans notre monde où il y a tant de violence ».

Celle qui est membre du club très sélect Golden Key McGill, société nationale des étudiants aux performances académiques hors du commun, travaille ardemment comme bénévole au profit de la Fondation de l’hôpital chinois de Montréal, participe à la course du bâteau-dragon de Montréal depuis des années. Ce sont les réalisations qui lui tiennent à cœur : « J’ai été coordonnatrice de la deuxième corvée de nettoyage du Quartier chinois en 1997 après avoir œuvré comme traductrice du Chinois vers le Français en 1996 pour l’Eco-quartier St-Jacques. Depuis lors, j’ai sentie mon appartenance montréalaise, c’est-à-dire à une société ouverte sur le monde et vraiment interculturelle. Je veux aussi souligner la précieuse qualité de vie et l’environnement ainsi que l’immensité des espaces ici. J’ai vécue beaucoup d’émotions à voir et à susciter la participation des jeunes à la vie sociale et communautaire. J’éprouve une fierté réelle en prenant part à l’organisation des activités communautaires en tant que présidente du bénévolat au Service à la famille chinoise du Grand-Montréal.. Le bénévolat est aussi pour moi un formidable moyen de m’intégrer, de comprendre les modes de fonctionnement de nos institutions».

Professionnellement, Miranda Lim, qui a débuté, encore étudiante à travailler comme vérificatrice de logiciel chez Canadian Marconi Company et chez Richter Systems, ne cesse de poursuivre son développement avec cette rigueur qui la caractérise et surtout la plus-value du talent conjugué à l’élégance et à la simplicité, des vrais surdoués qui ont la « baraka » de rester équilibrés. Désormais elle est chez MPB technologies Inc., ingénieure, elle a la responsabilité de développer des logiciels nécessaires aux systèmes embarqués. Il est de plus en plus réaliste de prévoir, parmi les chefs de file des années 2010-2015, de retrouver cette jeune femme brillante aux avant postes. Elle a l’étoffe de ceux qui pourraient être à la direction de nos entreprises les plus en vue ou alors, comme personnalités les plus crédibles en autorité, de celles qui seraient en mesure de conduire, avec classe et panache, nos futurs appareils de gestion publique.

Elle a le pouvoir remarquable de vivre chaque moment de sa vie avec une concentration exemplaire. Miranda Lim semble tellement à l’aise et naturelle dans l’effort continu et elle montre une facilité d’assimilation et de compréhension des situations et des personnes, qu’elle voit la clef de ses succès dans cette capacité et cette force de concentration : « Ce qui m’a le plus aider c’est la qualité de vie en famille et l’apport des amis, l’exemple de mes parents qui ont tout fait pour que nous ayons les meilleures conditions de vie. Mais, dans mes études et au travail, mon équilibre, je pense que c’est d’abord le fait de me concentrer à 100% sur ce que je fait ».